Messages étiquettés Maxime Chattam

La Promesse des Ténèbres

Dans ce roman, Maxime Chattam nous propose de relier l’histoire de son héros fétiche Joshua Brolin avec celle de son acolyte de la trilogie du mal, Annabel O’Donnel.

En effet, lors de l’apparition de la belle flic originaire de New-York au côté de Brolin, nous avions pu apprendre qu’elle était à la recherche de son mari, Brady, disparu dans des circonstances étranges quelques mois auparavant. Contrairement aux doutes que nous pouvions avoir, cette affaire n’était nullement résolue au cours de la trilogie, ni même vraiment abordé.

En fait, Chattam nous prévoyait carrément un roman complet pour résoudre ce mystère ! Une sorte de Spin off (s’emploie pour parler des livres ou séries crées autour d’un personnage différent de l’oeuvre originale) où nous découvrons la vie d’Annabel qui n’est ici qu’un personnage « secondaire ». Le protagoniste majeur étant le principal intéressé : Brady O’Donnel.

Ce livre est une véritable descente aux enfers ! On assiste à une sorte de suicide professionnel, social, moral du personnage qui, en tant que journaliste free lance débute une enquête sur l’univers de l’industrie du porno dans ces travers les plus noirs. Dans le sillage de la belle Ruby, il découvre une ville sous la ville, un monde où toutes les règles sont dictées par des promesses obscures.

A travers ces pages, on s’aperçoit que tout semble tirer Brady vers le bas. Ses rencontres, ses découvertes, ses relations humaines, les lieux qu’il est amené à visiter… En bon lecteur, nous prenons plaisir à nous engouffrer dans ce monde ténébreux en sachant que nous en sortirons en refermant le livre.Pour le journaliste, il s’agit d’un voyage inéluctable dont les pas sont guidés par un Maxime Chattam très en forme qui prend un plaisir presque malsain à creuser toujours plus profond pour sonder l’âme humaine et ses recoins honteux.

La galerie de personnages rencontrés prend tout son sens face à un homme aussi « normal » qu’ O’Donnel. Ils prennent tous une signification spéciale, comme s’ils incarnaient chacun un traits négatif de l’être humain. La violence, la misanthropie, l’avarice, l’appât du gain, la manipulation, la trahison, l’ignorance, la haine… Autant d’ingrédients glauques qui salissent le lecteur à travers ce héros qui tentent de lutter contre la gangrène qui le ronge.

Personnages et  scénario cohabitent avec un naturel presque effrayant de réalité. Un très bon Chattam que les fans ne peuvent laisser de côté. Pour les novices, un très bon roman pour débuter avec cet auteur, mais je vous conseille de commencer avec la trilogie du mal pour profiter de la chronologie instituée par l’auteur.

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Prédateurs

predateursCraig Frewin, le lieutenant de la police militaire, est confronté à un meurtre hors du commun à la veille d’une guerre. Lieu, mise en scène, mutilations… S’il veut trouver son coupable, il va devoir jongler entre enquête et assaut. Car le psychopathe n’a pas fini de tuer et il va petit à petit les décimer un par un… L’ennemi a-t-il infiltré l’un de ses hommes ? Frewin va faire parler le « langage du sang » et tout faire pour remonter jusqu’à lui…

Maxime Chattam nous emmène une fois de plus dans un univers qu’il arrive à construire de A à Z. Il crée une guerre sans nom, dans un pays inconnu, contre un ennemi non identifié… En tout cas par le lecteur puisque les personnages eux savent exactement où ils se trouvent et contre qui ils se battent. Ce choix de l’auteur réside simplement dans l’idée de ne pas « perdre » le lecteur dans des détails finalement inutiles. L’une des guerres mondiales ? Probablement, ou peut-être le Vietnam… Aucune importance. Pour Chattam, il s’agissait juste d’installer la scène dans un contexte ultra original et tendu pour que la pression soit constante sur les personnages et celui qui tient le livre. Et ça marche !

L’auteur reprend aussi l’un des ingrédients importants qu’il aime ajouter à ses histoires : un personnage principal charismatique, parce que torturé. Et dans ce registre, Craig Frewin en impose largement à l’instar de Joshua Brolin dans la Trilogie du Mal.

Du côté du scénario, je n’ai même pas besoin de m’étendre pour vous dire que les meurtres, l’enquête et les personnages sont tissés à la perfection. Chattam s’amuse à perdre protagonistes et lecteurs sur des fausses pistes (ou pas…) et reconstitue doucement le puzzle pour une fin très réussie. Une fois de plus, il n’hésite pas à sacrifier des personnages au profit du scénario et de l’émotion.

Jetez-vous dessus !

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Maléfices

malefices1Le dernier volume de la trilogie de Joshua Brolin. C’est triste, je sais, mais toutes les bonnes choses ont une fin et c’est pour ça qu’elles prennent encore plus d’importances à nos yeux.

Un employé de l’environnement est retrouvé mort, le visage horrifié. Des femmes disparaissent pendant le sommeil de leur époux. Une épidémie se répand à Portland. Des araignées semblent envahir la ville. Joshua, toujours détective, se mêle à l’affaire quand il apprend que l’employé de l’environnement n’est autre que le frère de Larry Salhindro, son ancien coéquipier. Annabel O’Donnel venue passer quelques jours chez son ami de Portland est aussi de la partie… Une nouvelle enquête incroyable se profile.

Retour en Oregon. Retour de Larry Salhindro et de Lloyd Meats et son équipe. Et arrivée de Saphir, le chien que Brolin a adopté dans In Tenebris.

Je ne vais pas m’attarder une troisième fois sur ces personnages très bien en place et qui resteront pour moi certains des meilleurs héros de roman qu’il m’est été donné de suivre.

Le scénario également ne déroge pas à la règle des deux autres tomes. Enormément de culot pour Chattam qui assume parfaitement un troisième et dernier tome en mettant en scène un tueur astucieux et original. Son identité, son système, et tout ce qui le concerne sont des pépites que l’auteur nous à habitué à admirer au cours des ses romans.

On sent que Maxime Chattam a puisé ses informations auprès de professionnels et qu’il s’en sert sans prétention pour guider le lecteur et orner son scénario de vérité et mettre un point finale à une trilogie fantastique. Image

Je ne m’attarde pas trop sur le scénario ou les personnages. Lisez-le, c’est tout ! Un superbe travail qui mérite un succès international et qui peut faire trembler tous les grands noms que nous avons l’habitude de publier ici. Un grand nom est né à travers ses pages et il est français. C’est Maxime Chattam.

A noter que l’ultime Post- Scriptum de l’auteur finalise parfaitement son œuvre. Un grand Bravo.

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Les Arcanes du Chaos

les-arcanes-du-chaos-maxime-chattam__080721063255Yael est entraînée malgré elle dans une course contre la montre dont elle ne connaît pas le but. Des évènements bizarres lui donnent l’impression de devenir folle et faire partir d’un rouage inextricable. Sa rencontre avec le journaliste Thomas va lui apporter le courage nécessaire pour se battre contre ce que les plus grands de ce monde ont prévu pour elle… Entre ésotérisme, complots et secrets politiques, les deux victimes vont être plongées dans le tourbillon des forces qui les dépassent.

Mon premier sentiment en tant que grand fan de Chattam est simple. Ce n’est pas son meilleur roman. Loin de moi l’idée de cracher dessus pour autant ! Cependant, il m’est simplement impossible d’avoir l’enthousiasme des derniers articles de cet auteur.

Dans les points positifs, l’histoire se déroule sur deux niveaux. Un détail important puisque c’est cela qui tient le lecteur en haleine. En effet, au-delà de l’histoire vécue par Yael et Thomas, les chapitres sont ponctués de différents articles tirés du « Blog de Kamel Nasir». Ce personnage, que les protagonistes rencontreront lus tard, est l’héritier d’une riche famille arabe et vit à Paris. Il tient à jour un blog où il expose toutes les incohérences et les complots des dernières décennies. Je ne peux pas en dire trop pour ne pas vous gâcher le roman, mais ces extraits du blog ont un lien très étroit avec nos eux héros.

Il faut savoir que les faits énoncés par Kamel, sous le commandement de Chattam, sont véridiques !! Croyez-moi, vous apprendrez des choses surprenantes

Parallèlement, le côté « action » du livre vécu par le lecteur à travers Yael et Thomas manque parfois de… je ne sais pas quoi ! Pour citer un exemple concret sans spoiler, l’appartement de Yael. Ce salon avec un sol transparent qui laisse voir les profondeurs des égouts de Paris… Peut-être existe-t-il vraiment…Plusieurs fois, les éléments importants du scénario ne m’ont pas totalement convaincu. Ça me fait mal de dire ça, mais c’est vrai. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous pourrir le déroulement, mais c’est mon ressenti. La véracité et la précision des faits du blog contrastent trop avec les aspects parfois bancals du scénario principal. Pas grand-chose à reprocher aux personnages qui sont assez attachants et réactifs à ce qui leur arrive. Avec un petit bonus pour Kamel du coup… Le style de l’auteur est toujours intact et sans faute. Les actions sont pêchues, les dialogues crédibles. Chattam is Chattam !

Pour ceux qui voudraient débuter leur lecture de cet auteur, préférez n’importe quel autre roman pour vous faire une idée plus juste.

J’espère qu’il ne m’en voudra pas s’il lit un jour ces lignes…

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Le Sang du Temps

le-sang-du-tempsCe qui est bon dans un thriller ou un livre policier, c’est quand nous, lecteur, pouvons chercher le ou les tueurs en même temps que le héros. Pour « Le sang du temps », vous allez être servi puisque, pour faire simple : vous allez lire les aventures de Marion, qui fuit Paris pour de sombres raisons et qui se réfugie au Mont Saint Michel ; Marion elle-même lisant le journal intime d’un détective narrant l’une de ses enquêtes les plus incroyables.

Et ce qui est encore meilleur, et Chattam n’en finit pas de nous régaler avec ça, c’est que vous n’avez aucune idée de ce qui vous attend au détour de ses pages. Vous allez supputer, vous allez penser avoir la solution, vous allez vous perdre, mais finalement vous allez, comme tout le monde, être abasourdis par le déroulement et le développement de l’histoire.

Dans ce livre, Maxime Chattam arrive encore à nous surprendre grâce, cette fois, à deux histoires en parallèle qui se déroulent dans deux époques différentes. L’une à Paris en 2005 et l’autre au Caire en 1928. A priori, aucun lien entre ces deux aventures, et pourtant…

Chattam semble beaucoup aimer faire des ses protagonistes masculins des hommes torturés. Que ce soit par une femme, par un passé, voir par les deux… (Souvenez-vous de Joshua Brolin).

Ici, le détective Matheson est un homme froid, un homme meurtri par ses souvenirs de la Grande Guerre, un homme qui a perdu la femme qu’il aimait à cause de son caractère hanté. Un bel anti héros qui fait plaisir à voir. L’auteur n’a pas hésité à en faire un personnage sans cœur et sans gène. Malgré cela, il est respecté car il fait son boulot et il le fait bien.

Marion est plus classique et qu’on ne s’y trompe pas, Matheson est le vrai personnage principal de ce livre. Pourtant, l’histoire qu’elle vit est très intéressante et les chapitres la concernant sont très bien et d’une certaine manière font avancer le scénario du détective.

Ca vous parait compliqué ? N’ayez pas peur, et jetez vous dessus… A bon entendeur…

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L’Ame du Mal

l_ame_du_malJeune auteur français ayant fait ses études de criminologie à Saint-Denis, sa bibliographie de Maxime Chattam est déjà bien fournie avec 6 romans très appréciés des critiques et des lecteurs.

Pour ma part, je tiens absolument à vous faire partager sa trilogie. La trilogie de Joshua Brolin. Le premier tome, L’Ame du Mal, ne vous donnera qu’une envie, lire les livres suivants.

Joshua Brolin est un jeune profileur travaillant pour la police de Portland. Considéré comme trop jeune pour faire parti de l’élite du FBI, l’inspecteur est devenu une pièce maîtresse dans les enquêtes concernant des meurtres multiples.

Lorsque le Bourreau de Portland, Joshua se met sur l’affaire. Le dénouement heureux de cette affaire voit la cervelle du bourreau se répandre sur le sol alors qu’il allait exécuter une Nième victime, Juliette Lafayette. La balle de Josh ne manque pas sa cible et la ville de Portland peut retrouver son calme.

Pourtant un an plus tard, les mêmes meurtres reprennent… Leland Beaumont est mort mais son « œuvre » est copiée…

Voila pour l’histoire. Cela peut vous sembler du déjà vu, mais ne vous fiez pas aux apparences. Au-delà du scénario qui arrive à vous dérouter et à vous surprendre, le personnage de Joshua Brolin va, durant les trois tomes, devenir votre meilleur ami. Vous allez souffrir, rire, avoir peur et réfléchir avec lui. Si vous aimez vous identifiez aux personnages des romans que vous lisez, vous allez être servis

Son comportement très manichéen entre sa vie privée et sa vie professionnelle est assez stéréotypé c’est vrai, mais cela ajoute à son charisme.

Le personnage de Juliette Lafayette s’avère être d’importance égale à Brolin, comme si Chattam avait voulu que la gente féminine se sente également impliquée par un personnage marquant et attachant.

J’ajoute une petite note pour les personnages de Lloyd Meats et du français d’Anthony Desaux. Très intéressant. Je vous laisse les découvrir tout au long des trois tomes…

Au départ assez débonnaire malgré son sérieux dans son travail, il reste un jeune homme célibataire de 30 ans qui pour sa première apparition est en train de jouer à Resident Evil dans son bureau et qui fait un bond de 3 mètres lorsque son collègue et ami entre brusquement. Larry Salhindro, 27 ans de métier, un personnage très attachant qui sera plus ou moins présent dans toute la trilogie.

Le gros gros point positif sur le scénario de ce premier tome réside dans les énigmes proposé par l’Ennemi. Sur un fonds de Divine Comédie de Dante, c’est tout simplement génial ! Les informations s’égrènent et chaque personnage apporte sa pierre l’édifice… Tout se recoupe parfaitement, rien n’est laissé au hasard. Parfait ! Jetez vous dessus.

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In Tenebris

intenebrisPlus besoin de présenter cet auteur, si vous avez lu L’Ame du Mal (livre et critique) vous aurez raison de venir me suivre sur cette page !

Mais attention, si vous n’avez pas lu le premier tome, cet article va vous révéler certains secrets qui vous gâcheraient la lecture. Vous êtes prévenus…

Alors nous voila confronter au problème récurent des suites.

A-t-il eu raison de se lancer dans une deuxième histoire avec pour protagoniste Joshua Brolin ? Oui ! Mille fois oui ! Et avant que vous ne vous posiez la question, le troisième tome aussi était nécessaire ! Comme ça c’est dit !

Les dizaines de disparitions qui endeuillent la grosse pomme chaque année vont peut-être trouver une issue… La découverte accidentelle d’une survivante nue, scalpée devenue folle et qui prétend s’être échappée de l’Enfer va aspirer New6york dans une spirale incroyable. Une secte ? Une apocalypse ? Le diable lui-même comme le suggère Annabel ?

Nos deux héros vont se retrouver plongés dans l’enquête la plus sombre et la plus glauque qu’ils n’aient jamais connus. Les révélations et les découvertes qu’ils feront changeront leur vie à jamais…

Changement total de décors !

Joshua Brolin partage la vedette avec une enquêtrice de New- York, Annabel O’Donnel, mais il reste la pierre angulaire de tout le scénario.

Fini le jeune homme débonnaire dans la vie et sérieux au travail. Après la mort horrible de Juliette Lafayette, son amour, devant ses yeux. Brolin explose en charisme, en mystère et en réflexion. Il a quitté la police de Portland et est devenu détective privé. Lorsque l’une de ses affaires d’enlèvements le conduit à New- York, il se retrouve rapidement en contact avec Annabel O’Donnel qui est un peu son pendant féminin. Une raison de plus pour la gente féminine de s’identifier à un protagoniste féminin après la mort de Juliette.

Maxime Chattam semble faire exploser son talent en même temps que son personnage fétiche. La relation entre lui et Annabel, ambigu mais pas dans amoureuse est un atout énorme. Ils sont simplement deux personnes qui ont connu un malheur dans leur vie et qui se retrouve perdu dans une grande ville. La présence de l’un rassurant la peine de l’autre.

Jack Thayer, l’équiper de O’Donnel, un flic un peu poète aurait peut-être pu être plus développé mais sa présence comme celle d’un second père et d’un meilleur ami pour la jeune inspectrice reste importante.

Quelques apparitions téléphoniques de Larry Salhindro nous rappelle qui reste le meilleur ami de Brolin et on aime ça.

Image Et le scénario est encore une fois excellent. Beaucoup plus noir que le premier. Se déroulant en hivers, souvent de nuit ou dans une atmosphère sombre, aussi sombre que le cœur de Brolin. Des personnages plus ou moins importants mais toujours très travaillés. Encore des énigmes, toujours cette distillation pertinente des informations, et la création de lieux plus géniaux les uns que les autres avec une mention spéciale pour la « Cour des Miracles ».

Vous l’aurez compris, si vous avez aimé le premier tome ? Ne réfléchissez pas et jetez vous sur celui-ci sans attendre.

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