Pour connaître Richard Matheson, il est indispensable de lire ce livre. Je suis une légende est à Matheson, ce que Le paradis perdu est à John Milton. C’est SON œuvre.
Adapté au cinéma en 1964, ce livre écrit 10 ans plus tôt met en scène un homme, peut-être le dernier sur Terre. Robert Neville tente d’organiser sa vie, enfermé chez lui alors que dehors des hordes de monstres veulent sa mort. Un virus à transformé tout être humain en zombie, et lui seul semble être immunisé. Des artifices, que je vous laisse découvrir, empêchent les créatures d’approcher la demeure de l’hermite.
Après avoir vu sa femme, sa fille, ses voisins mourir puis revivre, Neville laisse filer les mois et les années se déshumanisant, s’arrangeant de sa vie et oubliant dans l’alcool … Jusqu’au jour où…
Un vrai coup de cœur, et une nouvelle œuvre incontournable pour tous les fans du genre. Entrée en matière directe. Quand on pense que ce livre a été écrit en 1954, on comprend pourquoi Richard Matheson est devenue une icône. L’auteur n’est pas là pour expliquer d’où vient le virus, mais pour étudier la vie solitaire d’un homme.
Un Robinson Crusoé coincé sur une île qui s’appelle la Terre. Une facilité de lecture déconcertante, et un personnage ne cachant aucune facette de l’Homme. Tout glisse parfaitement, rien d’inutile, chaque détail compte. La palette d’émotion qui fait l’Homme est retracée à travers toutes ses pages et presque palpable.Matheson jongle avec les styles, et on arrive à se demander si Neville écrit un journal intime, ou si l’auteur est dépassé par l’univers de son livre.
Puis viennent les explications, Matheson redouble d’originalité pour nous servir des réponses audacieuses, cohérentes et inattendues.Avec une fin surprenante, les derniers paragraphes finissent en beauté et les 8 dernières phrases pourraient presque vous tirer quelques larmes tant les phrases sont bien tournées et les mots bien choisis.
