Messages étiquettés Dean Koontz

La Porte Rouge

la_porte_rougeMystérieux, brillant, et solitaire, Spencer Grant est un homme à part. Son obsession : ces quelques minutes vécues dans son enfance qui ont conditionné sa vie à jamais. Son interrogation : Est-ce que tout ce que renfermait la porte rouge était réel ? Sa question : Mon père étant un psychopathe, suis- je voué à suivre sa voie ? Voila pourquoi il choisit de devenir flic.

Entre doutes et certitudes, la peur du passé et l’inconnu du futur, poursuivit par les souvenirs et par la « justice », Spencer et Valérie tentent d’exorciser ce mal qui le ronge et de répondre aux questions multiples qui ponctuent leur voyage.

Et chaque nuit, Grant revient en rêve sur les lieux de son cauchemar, tentant en vain de revivre son passé pour comprendre son présent. Il le sait, toutes les réponses se trouvent derrière la porte rouge…

On reconnaît la patte de Dean Koontz à chaque ligne. L’ennemi et le groupe qu’il représente occupent une part très importante dans le livre. L’auteur nous permet de vivre tous les vices, toutes les étapes de la vie de Roy Miro. On s’immerge autant dans la vie du héros que dans celle de son pendant malfaisant. Comme s’il nous laissait libre choix de choisir un camp, il fait de l’incarnation du mal un être tout à fait exceptionnel. Ca, c’est une des touches Koontz.

Cet auteur qui aime à décrire à foison les décors, les personnages nous livre près de 615 pages d’un livre construit à la perfection. L’intrigue qui mêle espionnage, informatique, poursuite coule comme de l’eau, apportant ci et là, des flots d’actions ou de tendresse.

Dean Koontz (à droite)

Dean Koontz (à droite)

Spencer Grant, un homme imparfait, tourmenté, et balafré nous est servi comme un antihéros pourtant très attachant par son courage, et dont la rencontre avec Valérie lui sera décisive.

Vraiment l’un des meilleurs Dean Koontz. Classé dans le fantastique, ce livre réuni tant de choses assemblées comme un puzzle qu’il est un parfait exemple de la bibliographie de cet auteur.

Tags:

La Dernière Porte

la-derniere-porteLeilani Klonk est une petite fille très éveillée pour son âge dont la mère est droguée à tout ce qu’elle trouve en permanence, et le beau père taré et obsédé par les apparitions extra-terrestres. Micky, une ex taularde, paumée, un peu alcolo qui veut repartir du bon pied. Noah Farrel, ancien flic, détective dont l’unique objectif dans la vie est de venir en aide à sa sœur interné en maison de repos. Et le jeune Curtis, un garçon étrange qui fuit quelque chose… Ce cocktail de personnage va sans le savoir vivre parallèlement des histoires incroyables qui les mèneront en un final commun.

Mon impression sur ce roman de Dean Koontz est partagé. Commençons par le « négatif » pour pouvoir finir en beauté. L’une des particularités de cet auteur est d’être très précis et très exhaustif dans toutes ses descriptions ou énumérations. Je dois dire qu’au cours de ces 919 pages, ces longues listes interminables ont parfois eu raison de moi.

Je ne mettrai pas d’exemple ici pour ne pas faire de remplissage mais dans un livre aussi gros, les descriptions ont intérêt à aller droit au but. Les fans du genre seront comblés, ceux qui n’aiment pas les déballages vont succomber. Ce détail, déjà important, m’amène directement à un autre point. Si l’histoire vaut vraiment le coup, j’y reviendrai, ces longueurs ont une fâcheuse tendance à vous éjecter du fil principal de l’histoire pour vous faire atterrir dans des annexes parfois superficielles et troublantes. Il faut tout le talent de Koontz pour vous replonger dans le vif du sujet dès la reprise du cours normal du scénario.

Pour les bons points, c’est simple. Les personnages sont tous des héros ou antihéros en puissance. Micky, Leilani, Geneva, Noah, Preston, Sinsemilla, Curtis, Fidèle vagabonde, les jumelles… Et j’en passe ! Beaucoup de protagonistes pour autant de caractères différents, bien trempés et attachants. Chacun dans sa douleur physique et/ou morale. Chacun dans sa recherche de rédemption. Chacun dans sa quête qui va petit à petit le mener aux autres. Ces hommes et ses femmes agrémentent un scénario très complet et qui dénoncent les agissements réels de la bioéthique qui est un mélange entre l’eugénisme et la « purification » de l’espèce humain… Très glauque et donc très intéressant pour le lecteur. Dean Koontz aborde le sujet sans aucune ambigüité en symbolisant cette « philosophie » à travers un personnage d’une noirceur géniale. Un Preston Maddoc sans scrupule qui croit en ses actes comme un maçon croit en son niveau.

Image Pour les personnages secondaires, une mention spéciale est à décerner à Gabby, le gardien d’un parc qui parle d’une manière tellement « patois » que les traducteurs ont du maudire l’auteur mais au final, le travail rend merveilleusement surtout quand on voit les conséquences sur Curtis. Le style d’écriture est également très intéressant. Chaque chapitre est complètement dédié à un des personnages qui rend la lecture plus ou moins naïve, plus ou moins noir, plus ou moins drôle etc.… Un exemple concret, les chapitres de Curtis sont écrits au présent.

En conclusion ? La dernière porte vaut vraiment le coup, ne serait-ce que pour sa galerie de personnages géniaux. Je reste cependant persuadé qu’avec 250/300 pages de moins, ce roman aurait gagné en fluidité sans rien perdre de sa saveur.

Tags: