Entretien Avec Un Vampire

Couverture EAUVIl est des livres qui prouvent qu’il y a une vie avant la transcription au cinéma : Entretien avec un vampire en est la preuve. Ce livre d’Anne Rice n’est que le premier opus d’une série de cinq. Pour les fans, rien de neuf, mais pour la grande majorité qui a seulement vu le film, c’est souvent une surprise.

Dans ce premier chapitre, Louis, un vampire malheureux de sa condition d’immortelle, en vient à se confier à un journaliste humain. Il décrit sa vie aisée mais sans but en tant qu’humain, sa métamorphose, sa vie avec son « créateur » Lestat et surtout ces doutes qui le conduise a rejeter toute son espèce.

L’originalité de ce livre, si ce n’est la maestria avec laquelle l’auteur intègre ses vampires dans la civilisation sans jamais tomber dans les clichés, est que vous avez entre les mains LE livre écrit et publié par le journaliste/ confident de Louis. Le roman tel que les protagonistes de l’histoire l’auront, et qui va déclencher les foudres de tous les congénères de Louis.

Anna Rice s’est attaqué à un style plutôt difficile. En effet, l’utilisation de vampire en tant qu’ennemi était du plus pur cliché, mais en faire des héros, surtout à la fin des années 70, a conquis tout un public curieux de savoir comment des tueurs sanguinaires pouvaient devenir des protagonistes.

Dès les premières pages, le ton est donné, pas de round d’observation. Les premiers mots de toute la chronique sortent de la bouche de Louis lui-même « Je vois…, dit le vampire d’un air pensif. » Et à partir de là, impossible de décrocher durant cinq volumes. L’évolution des personnages et donc du monde nous sont décrits au travers de plusieurs siècles. Les facettes paradoxales qui font des ces personnages des légendes, Rice les utilise pour toujours faire rebondir l’histoire. Tour à tours sanguinaires, romantiques, dépressives ou imbus d’eux –même, les vampires laissent transparaître des côtés humains (compassion, faiblesse…) comme les humains peuvent s’avérer psychotique et assoiffé de sang.

Vous reconnaîtrez vous-même les scènes mythiques, et vous vous surprendrez à rêver en lisant une scène délicieusement sanglante que vous auriez qualifiés de sordide ou de gore, si le vampire n’était pas LE héros.

C’est toute cette ambiguïté qui fait d’Entretien avec un vampire, une œuvre incontournable du genre.

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News : Du changement dans l’air.

ad-bibliophageComme vous avez pu le constater, après 4 ans d’aventure  Bibliophage a fait peau neuve. Sous la houlette de Nicolas, notre site s’est un peu modernisé en prenant un aspect plus blog et plus actuel. Cependant, la « célèbre » lampe logo est toujours présente !

Certes, ce changement nous oblige à remettre les anciens articles un par un… Un peu de boulot pour nous mais un vrai plaisir de voir les critiques sous une forme plus claire. De nouveaux livres et auteurs viendront compléter les actuels.

Nous espérons  que ce renouveau vous plait et qu’il attirera de plus en plus de lecteurs. N’hésitez pas à nous faire part de vos avis et remarques sur le site, les critiques ou autre chose.

Bibliophage est mort ! Vive Bibliophage !

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Le Mythe du Héros

GrandEcran_SuperHerosOn peut écrire sur l’amour, sur la vie, la mort, dans des styles différents comme la science fiction, le documentaire, l’autobiographie…Et pourquoi ne pas écrire sur la littérature elle- même ? Dans Ecriture, Stephen King nous faisait connaître sa vision de la littérature, ce qu’il aime ou n’aime pas dans la façon d’écrire un roman. Le style de chacun est unique, bon ou mauvais. Il y a pourtant certaines choses immuables lorsqu’on écrit un roman et l’homme qui a étudié ce « phénomène » se nomme Joseph Campbell (1904 – 1987), il nous parle du « Mythe du Héros ».

« Ainsi tous les héros mythiques débuteraient leur périple à la suite d’un « appel à l’aventure » – ce qui implique que le héros quitte l’environnement dans lequel il a grandi. Il devra ensuite faire face au « gardien du seuil », premier obstacle dans son voyage qui, une fois franchi (la plupart du temps avec l’aide d’un mentor ou d’un guide spirituel), lui permettra de pénétrer dans un monde plus spirituel – généralement représenté par une forêt sombre, un désert, ou bien une île mystérieuse. Il va y subir une série d’épreuves lui permettant de dépasser son mentor et d’accomplir enfin l’objet de sa quête (le plus souvent une réconciliation avec le père, une union sacrée ou une apothéose) représentant symboliquement l’émancipation. Il retournera ensuite chez lui complètement transfiguré par l’expérience de son voyage initiatique. »

Cet extrait est un résumé d’un essai écrit en 1949 « Les héros aux milles visages ». Vous pourrez bientôt en apprendre plus sur Joseph Campbell dans un prochain édito sur le même sujet. Pour le moment, penchons nous un peu plus sur cet extrait.

Peut- être que cet extrait vous rappelle quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, pensez à Star Wars, Matrix ou encore Le Seigneur des Anneaux… Georges Lucas revendique s’être inspiré des pensées de Campbell pour sa première trilogie. Luke, Obiwan, Dark Vador….

Joseph Campbell

Joseph Campbell

Campbell déclarait même que les Héros étaient importants pour la société puisqu’il véhiculait des moyens universels de s’émanciper et de s’épanouir. En effet, même dans les années 80, des héros comme Conan, Rambo, Sangoku, Musclor, Manimal (et tant d’autres) formaient la jeunesse en mettant en avant l’exemple du personnage bon et se battant pour le bien. Personnage repris dans les cours de récréation par nos charmantes têtes blondes qui déambulait en hurlant à qui voulait l’entendre « Je suis Superman !».

Quasiment totalement masculin, les fillettes elles- même venaient à prendre en exemple les héroïnes moins charismatiques mais tout aussi présentes pour s’identifier. Pour preuve réelle, mes voisines gambadant dans le jardin en s’écriant « On dirait qu’on serait les filles de Julie Lescaut » : véridique ! Jennifer Lauret, aussi belle soit-elle, n’aurait certainement jamais espéré que des jeunes filles la prennent en exemple pour des jeux d’enfants.

Paradoxalement, ces héros qui véhiculaient une image positive se sont vus gentiment remercier par des groupes de protection de l’enfance (Famille de France quand tu nous tiens !!), remplacés par des dessins animés et séries télévisées plus soft.

Alors la question se pose à présent : cette initiative va-t-elle changer la vision du héros aux yeux du public ? La réponse ne sera apportée qu’après quelques années de test sur les enfants d’aujourd’hui bercés par Bob L’Eponge. Après avoir été accusé de rendre nos enfants trop violents, la nouvelle génération de héros pourrait bien être taxée de « débillisation » à outrance. Car franchement, de Ken le Survivant à Patrick l’étoile de mer, le meilleur ami de Bob l’éponge, la côte du héros en prend un sacré coup.

A suivre dans un prochaine édito, un approfondissement des travaux de Campbell…

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Le Portrait de Dorian Gray

Dorian GrayVoici l’une des œuvres majeures d’Oscar Wilde. Le portrait de Dorian Gray est tout simplement envoûtant. Dans mon expérience de lecture, jamais il me semble un auteur n’avait mis autant de talent et de virtuosité dans la forme de son écriture.

Si le fond relate une histoire intéressante, l’esthétique de l’écriture soutient tout l’intérêt de ce chef d’œuvre.

Wilde créé trois personnages qui symbolisent ses trois grands traits de caractère. Lord Henry, Dorian Gray et Basil Hallward traduisent chacun à leur façon, les doutes, les talents et les questionnements de l’auteur.

Chaque page mettant en scène Lord Henry, le proche ami cynique de Gray, est une mine d’or de citations, de philosophies accrocheuses. Le discours sur la jeunesse qui commence par « La beauté est une forme de génie, elle est même supérieure au génie puisqu’elle se passe d’explication… » est tout simplement génial. Sa vision de la vie, de ses contemporains, de son époque, tout ce que lui fait dire Oscar Wilde vaut le détour et le plaisir d’ouvrir ce roman.

Basil Hallward, le peintre auteur du portrait de Dorian Gray, est quant à lui beaucoup moins marquant. Il symbolise les doutes de l’artiste en général et de Wilde en particulier. Qu’arrive-t-il quand notre muse s’envole ? Les doutes permanents d’un créateur, presque pathétique face à la beauté de Dorian et au cynisme d’Henry.

OscarWilde2Dorian Gray n’est finalement qu’un instrument. L’instrument de Wilde qui plonge son personnage dans l’horreur comme pour exorciser l’horreur qu’il craint dans la réalité. L’instrument de Lord Henry qui prend Gray sous son aile et lui inculque tout le cynisme dont il use et abuse. L’instrument de Basil qui dit ne plus rien pouvoir peindre de bon sans Dorian.

Il est presque inutile de plus s’attarder ! Lisez-le c’est tout ! Il suffit d’ouvrir le livre au hasard pour trouver un bon mot, une remarque pertinente ou une citation qu’on aura à cœur d’apprendre tellement elles sont véridique même un siècle plus tard. Universel, à l’instar de Molière ou Shakespeare, Wilde ne vieillit pas et demeure incroyablement moderne.

Certaines collections proposent les « clefs de lecture » pour mieux comprendre l’œuvre. Je vous le conseille pour déchiffrer les petites subtilités et symboles.

Un vrai coup de cœur !

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News : Et Autres Nouvelles

Un blog tout nouveau qui traite de manière originale et accessible de tout ce qui touche à l’écriture.

« Mes réflexions sur l’écriture, mon parcours d’écrivain amateur et un podcast consacré à l’écriture de textes de SFFF : Science-Fiction, Fantastique et Fantasy. Le blog de Cédric Degottex. »

http://www.etautresnouvelles.com/

L’Homme qui Rétrécit

homme_qui_retrecitPremière parution en 1956, et adapté au cinéma en 1957, l’homme qui rétrécit est avec Je suis une légende, l’un des livres incontournables de Richard Matheson. Vous pouvez penser que l’histoire d’un homme qui rétrécit n’est pas très originale, mais dites vous bien qu’il y a 60 ans, les livres de cet auteur ont fait exploser les ventes de ce style de littérature.

Hormis des sujets révolutionnaires pour l’époque, Matheson est connu pour traiter ses histoires avec une vision différente. Ici par exemple, il ne s’agit pas seulement d’un homme qui vit jour après jour en se cachant. Tous les aspects des causes et des conséquences restent en arrière plan du sujet du livre, et se lisent par chapitre parsemé à travers le livre, comme des flash-back.

Principalement, Matheson nous raconte un moment précis de la vie de cet homme, tout se déroule en un seul lieu, autour d’une seule quête, et face à un seul ennemi. Enfermé dans la cave, alors qu’il ne mesure pas plus de 4 centimètres et que son ennemi juré, une simple araignée, l’empêche de se nourrir, Scott Carey tente de survivre et de ne pas sombrer dans le désespoir.

Ensuite, l’auteur joue avec les armes qu’il aime manier dans ses livres. Les faiblesses de l’homme, ses forces pour s’en sortir à travers tout un système de réflexion qui font cogiter ses héros, souvent solitaires. Par exemple, Scott Carey n’a de cesse de se revoir dans cette cave, alors que son corps était de taille normal. Le tuyau d’arrosage devenu un serpent géant, la table aussi haute qu’une montagne, les marches le séparant du monde extérieur, et cette araignée qu’il aurait écrasé avec son pouce… Et qui aujourd’hui le surplombait de plusieurs centimètres. Et chaque jour de plus en plus petit, le héros lutte contre de nouveaux obstacles et toujours son ennemi.

richard_mathesonSon second tourment réside dans l’inconnu du futur. En effet, son rétrécissement étant très régulier et très précis, Scott Carey attend sa fin, sa réduction à néant. Un mystère que le lecteur suit avec ferveur tant la question est évidente et impensable. J’insiste sur le fait qu’il arrive à aborder des sujets auxquels nous ne penserions pas sur une intrigue « impossible ». Il serait tellement simple, voir lourd, de s’attaquer à la facette « Chérie, j’ai rétrécit les gosses ». Matheson « explore », et c’est ce qu’on aime. L’aspect sexuel, l’autorité du père sur sa fille, le regard des autres évidemment, la presse, l’impuissance de la médecine et les actions de tous les jours qui font de sa vie un enfer de plus en plus dur à supporter. Captivant !

film_homme_qui_retrecitJe n’ose même pas aborder le style d’écriture qui est bien évidemment impeccable. Richard Matheson utilise des mots simples, décrit ses phases d’action avec facilité et précision, et dose parfaitement ses descriptions. En bonus, je glisse une image du film…

A lire ! Tout simplement !

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Je suis une Légende

je_suis_une_legendePour connaître Richard Matheson, il est indispensable de lire ce livre. Je suis une légende est à Matheson, ce que Le paradis perdu est à John Milton. C’est SON œuvre.

Adapté au cinéma en 1964, ce livre écrit 10 ans plus tôt met en scène un homme, peut-être le dernier sur Terre. Robert Neville tente d’organiser sa vie, enfermé chez lui alors que dehors des hordes de monstres veulent sa mort. Un virus à transformé tout être humain en zombie, et lui seul semble être immunisé. Des artifices, que je vous laisse découvrir, empêchent les créatures d’approcher la demeure de l’hermite.

Après avoir vu sa femme, sa fille, ses voisins mourir puis revivre, Neville laisse filer les mois et les années se déshumanisant, s’arrangeant de sa vie et oubliant dans l’alcool … Jusqu’au jour où…

Un vrai coup de cœur, et une nouvelle œuvre incontournable pour tous les fans du genre. Entrée en matière directe. Quand on pense que ce livre a été écrit en 1954, on comprend pourquoi Richard Matheson est devenue une icône. L’auteur n’est pas là pour expliquer d’où vient le virus, mais pour étudier la vie solitaire d’un homme.

richard_mathesonUn Robinson Crusoé coincé sur une île qui s’appelle la Terre. Une facilité de lecture déconcertante, et un personnage ne cachant aucune facette de l’Homme. Tout glisse parfaitement, rien d’inutile, chaque détail compte. La palette d’émotion qui fait l’Homme est retracée à travers toutes ses pages et presque palpable.Matheson jongle avec les styles, et on arrive à se demander si Neville écrit un journal intime, ou si l’auteur est dépassé par l’univers de son livre.

Puis viennent les explications, Matheson redouble d’originalité pour nous servir des réponses audacieuses, cohérentes et inattendues.Avec une fin surprenante, les derniers paragraphes finissent en beauté et les 8 dernières phrases pourraient presque vous tirer quelques larmes tant les phrases sont bien tournées et les mots bien choisis.

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Rainbow Six

rainbow_sixDeux tomes de plus de 600 pages, ça ne vous fait pas peur ? Ca tombe plutôt bien parce que pour la suite des aventures de John Clark, Tom Clancy a décidé de faire tant dans la qualité que dans la quantité. Suite de Sur Ordre, et de Danger immédiat, Rainbow six met une nouvelle fois en scène le personnage interprété par Harrison Ford au cinéma.

Après le Liban, l’Irak, la Russie et tous les pays infiltrés par Clark et son fidèle second et gendre Domingo Chavez, celui qu’on surnomme Rainbow six décide de créer une unité d’action antiterroriste internationale. Les meilleurs hommes de tous les continents pour les meilleures postes : assaut, reconnaissance, déminage, pilotage, négociation…

La Suisse, puis l’Autriche, et enfin l’Espagne nécessitent l’intervention du groupe. Les succès s’enchaînent, mais un doute plane au dessus de toutes ses attaques… Qui réveille ses groupes terroristes terrés depuis des années ? Qui est réellement Popov, l’ancien membre du KGB ? Et le danger réel ne réside t-il pas dans ce laboratoire qui test en secret un virus mortel… A terme, il ne s’agira pas de sauver les clients d’une banque, ou les touristes venus à Worldpark mais bien le monde entier….

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Tom Clancy

Suspense, action, stratégie, scénario ficelé à la perfection, et vocabulaire à la portée de tous malgré la précision des détails… Woaw ! Tom Clancy nous offre la possibilité d’entrer au cœur de la vie d’agent secret ainsi qu’a cœur d’un complot d’ampleur international.

Exit les James Bond qui se tapent tout ce qui bouge et qui slaloment entre les balles. L’auteur nous livre du vrai, du réaliste. Une vie de famille, une âme et un caractère pour chacun des nombreux personnages. La population élevée du roman ne brouille pas les pistes, chaque personne étant présenté au fur et à mesure de son apparition.

La complexité du scénario, du matériel utilisé, de tous les personnages sont disséminés avec parcimonie tout au long de ces deux tomes pour arriver à un final complet et clair. Les armes sont nommées mais décrites seulement si nécessaire.

La vision des deux camps qu’a le lecteur le met dans la peau d’un agent secret, savoir ce qui se trame sans pouvoir prévenir qui que ce soit.

Tom Clancy était connu pour ouvrir les portes d’un univers inconnu du grand public avec des mots aisés et des scénarios dignes des plus grands, Rainbow 6 en est le parfait exemple. Indispensable pour les amateurs du genre.

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Prédateurs

predateursCraig Frewin, le lieutenant de la police militaire, est confronté à un meurtre hors du commun à la veille d’une guerre. Lieu, mise en scène, mutilations… S’il veut trouver son coupable, il va devoir jongler entre enquête et assaut. Car le psychopathe n’a pas fini de tuer et il va petit à petit les décimer un par un… L’ennemi a-t-il infiltré l’un de ses hommes ? Frewin va faire parler le « langage du sang » et tout faire pour remonter jusqu’à lui…

Maxime Chattam nous emmène une fois de plus dans un univers qu’il arrive à construire de A à Z. Il crée une guerre sans nom, dans un pays inconnu, contre un ennemi non identifié… En tout cas par le lecteur puisque les personnages eux savent exactement où ils se trouvent et contre qui ils se battent. Ce choix de l’auteur réside simplement dans l’idée de ne pas « perdre » le lecteur dans des détails finalement inutiles. L’une des guerres mondiales ? Probablement, ou peut-être le Vietnam… Aucune importance. Pour Chattam, il s’agissait juste d’installer la scène dans un contexte ultra original et tendu pour que la pression soit constante sur les personnages et celui qui tient le livre. Et ça marche !

L’auteur reprend aussi l’un des ingrédients importants qu’il aime ajouter à ses histoires : un personnage principal charismatique, parce que torturé. Et dans ce registre, Craig Frewin en impose largement à l’instar de Joshua Brolin dans la Trilogie du Mal.

Du côté du scénario, je n’ai même pas besoin de m’étendre pour vous dire que les meurtres, l’enquête et les personnages sont tissés à la perfection. Chattam s’amuse à perdre protagonistes et lecteurs sur des fausses pistes (ou pas…) et reconstitue doucement le puzzle pour une fin très réussie. Une fois de plus, il n’hésite pas à sacrifier des personnages au profit du scénario et de l’émotion.

Jetez-vous dessus !

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Personne n’y echappera

La découverte de 24 corps dans le sable enneigé d’un chantier d’autoroute plonge le New Hampshire dans une tourmente inédite.

A qui attripersonne-ny-echapperabuer ces morts ? Une secte ? Un suicide de masse ? Ou un règlement de compte incroyable ? Personne ne réclame les corps, aucune famille affolée ne vient crier au scandale !

Parallèlement, Frank Franklin, 29 ans, prend un nouveau poste de professeur de littérature au Durrisdeer College… Un bâtiment qui jouxte l’autoroute…Quel est le lien ?

Il est difficile d’entrer dans les détails de ce livre sans vous livrer d’indices qui vous gâcheraient l’intrigue. Je ne vais donc pas m’aventurer sur ce terrain là !

Cependant, je peux me permettre de vous parler des personnages sans pour autant faire de bourdes. Le protagoniste de l’histoire, Frank Franklin est assez simple pour permettre à tous lecteurs de s’identifier, et Dieu sait que dans un thriller, c’est agréable ! Le jeu de dupe dans lequel il est jeté est simplement génial ! Les élèves, le doyen Emerson, sa fille et sa femme, les professeurs, Sheridan… Tous ces gens vont jalonner le récit et apporter une dimension à l’histoire.

Image L’attrait principale du roman vient du fait que les personnages sont simples, abordables, très crédibles, et que pourtant, le scénario et les rebondissements finaux vous sautent au visage en fin de livre. Ce mélange donne une impression de réalité prenante et crispante. L’atmosphère hivernale dans lequel tout ce petit monde évolue rajoute à la tension.

Et que dire du personnage de Ben O. Boz….Rien, je vous laisse découvrir…

J’ai déjà l’impression d’en avoir trop dit !!

Pour résumé, ne vous fiez pas à l’aspect « tranquille » et « parfois » banal du récit, Romain Sardou cherche à vous endormir pour mieux vous faire frémir en temps voulu ! Tout est maitrisé et parfaitement orchestrer.

Même si je n’aime pas les comparaisons, Sardou et Maxime Chattam ont un style commun qui promet un avenir doré au thriller français.

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