Archives pour la catégorie Thriller

Les Rivières Pourpres

riviere_pourpreDeux crimes apparemment sans rapports sont commis à 300 kilomètres de distances l’un de l’autre. Un meurtre à Guernon en Isère dont le célèbre commissaire Niemans est chargé, et un cambriolage à Sarzac confié au jeune inspecteur Abdouf.

A force d’enquêtes et d’informations recueillies plus ou moins légalement, les deux hommes vont voir leur chemin se croiser. Leurs affaires prennent un tournant commun inattendu, un complot beaucoup plus sournois voit le jour à mesure que les cadavres pullulent. Petit à petit, ils vont découvrir le terrible secret de la célèbre école de Guernon…

Un thriller français à la mesure de tous les auteurs d’outre-atlantique, voila qui fait plaisir. Jean Christophe Grangé nous sert un roman digne des meilleurs polars, avec un petit bonus : tout se passe en France. C’est assez rare pour être souligné et apprécié.

Grangé nous offre deux histoires qui se déroulent en parallèles, avec deux protagonistes excellents et aux antipodes l’un de l’autre. Un jeune flic, ancien voyou, aux méthodes de la rue, et un vieux et célèbre flic, ex dirigeant de l’antigang considéré comme un homme teigneux

Une bonne partie du livre se déroule donc avec deux histoires, se rejoignant petit à petit. Et lorsqu’on sait que les deux routes vont finalement se croiser, les pièces du puzzle s’assemblent pour le lecteur plus rapidement que pour les personnages. Et c’est un plaisir de ce faire sa propre histoire alors que nos deux héros pataugent. Les deux affaires que l’on suit sont parfaitement orchestrées, les deux personnages sont charismatiques et très intéressants car proche des antihéros, et la chute finale est surprenante et, sachez – le, complètement différente de celle du film. A noter que du livre au film, le nom de Karim Abdouf (le jeune flic) devient Max Kerkerian.

Tags:

Les Arcanes du Chaos

les-arcanes-du-chaos-maxime-chattam__080721063255Yael est entraînée malgré elle dans une course contre la montre dont elle ne connaît pas le but. Des évènements bizarres lui donnent l’impression de devenir folle et faire partir d’un rouage inextricable. Sa rencontre avec le journaliste Thomas va lui apporter le courage nécessaire pour se battre contre ce que les plus grands de ce monde ont prévu pour elle… Entre ésotérisme, complots et secrets politiques, les deux victimes vont être plongées dans le tourbillon des forces qui les dépassent.

Mon premier sentiment en tant que grand fan de Chattam est simple. Ce n’est pas son meilleur roman. Loin de moi l’idée de cracher dessus pour autant ! Cependant, il m’est simplement impossible d’avoir l’enthousiasme des derniers articles de cet auteur.

Dans les points positifs, l’histoire se déroule sur deux niveaux. Un détail important puisque c’est cela qui tient le lecteur en haleine. En effet, au-delà de l’histoire vécue par Yael et Thomas, les chapitres sont ponctués de différents articles tirés du « Blog de Kamel Nasir». Ce personnage, que les protagonistes rencontreront lus tard, est l’héritier d’une riche famille arabe et vit à Paris. Il tient à jour un blog où il expose toutes les incohérences et les complots des dernières décennies. Je ne peux pas en dire trop pour ne pas vous gâcher le roman, mais ces extraits du blog ont un lien très étroit avec nos eux héros.

Il faut savoir que les faits énoncés par Kamel, sous le commandement de Chattam, sont véridiques !! Croyez-moi, vous apprendrez des choses surprenantes

Parallèlement, le côté « action » du livre vécu par le lecteur à travers Yael et Thomas manque parfois de… je ne sais pas quoi ! Pour citer un exemple concret sans spoiler, l’appartement de Yael. Ce salon avec un sol transparent qui laisse voir les profondeurs des égouts de Paris… Peut-être existe-t-il vraiment…Plusieurs fois, les éléments importants du scénario ne m’ont pas totalement convaincu. Ça me fait mal de dire ça, mais c’est vrai. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous pourrir le déroulement, mais c’est mon ressenti. La véracité et la précision des faits du blog contrastent trop avec les aspects parfois bancals du scénario principal. Pas grand-chose à reprocher aux personnages qui sont assez attachants et réactifs à ce qui leur arrive. Avec un petit bonus pour Kamel du coup… Le style de l’auteur est toujours intact et sans faute. Les actions sont pêchues, les dialogues crédibles. Chattam is Chattam !

Pour ceux qui voudraient débuter leur lecture de cet auteur, préférez n’importe quel autre roman pour vous faire une idée plus juste.

J’espère qu’il ne m’en voudra pas s’il lit un jour ces lignes…

Tags:

Le Sang du Temps

le-sang-du-tempsCe qui est bon dans un thriller ou un livre policier, c’est quand nous, lecteur, pouvons chercher le ou les tueurs en même temps que le héros. Pour « Le sang du temps », vous allez être servi puisque, pour faire simple : vous allez lire les aventures de Marion, qui fuit Paris pour de sombres raisons et qui se réfugie au Mont Saint Michel ; Marion elle-même lisant le journal intime d’un détective narrant l’une de ses enquêtes les plus incroyables.

Et ce qui est encore meilleur, et Chattam n’en finit pas de nous régaler avec ça, c’est que vous n’avez aucune idée de ce qui vous attend au détour de ses pages. Vous allez supputer, vous allez penser avoir la solution, vous allez vous perdre, mais finalement vous allez, comme tout le monde, être abasourdis par le déroulement et le développement de l’histoire.

Dans ce livre, Maxime Chattam arrive encore à nous surprendre grâce, cette fois, à deux histoires en parallèle qui se déroulent dans deux époques différentes. L’une à Paris en 2005 et l’autre au Caire en 1928. A priori, aucun lien entre ces deux aventures, et pourtant…

Chattam semble beaucoup aimer faire des ses protagonistes masculins des hommes torturés. Que ce soit par une femme, par un passé, voir par les deux… (Souvenez-vous de Joshua Brolin).

Ici, le détective Matheson est un homme froid, un homme meurtri par ses souvenirs de la Grande Guerre, un homme qui a perdu la femme qu’il aimait à cause de son caractère hanté. Un bel anti héros qui fait plaisir à voir. L’auteur n’a pas hésité à en faire un personnage sans cœur et sans gène. Malgré cela, il est respecté car il fait son boulot et il le fait bien.

Marion est plus classique et qu’on ne s’y trompe pas, Matheson est le vrai personnage principal de ce livre. Pourtant, l’histoire qu’elle vit est très intéressante et les chapitres la concernant sont très bien et d’une certaine manière font avancer le scénario du détective.

Ca vous parait compliqué ? N’ayez pas peur, et jetez vous dessus… A bon entendeur…

Tags:

Le Complot Sweetman

le-complot-sweetmanUn tueur en série surnommé « Le Dingue de l’Autoroute » abat les automobilistes sans aucun mobil. Les victimes ne semblent avoir aucun lien entre elles, et la police piétine. Mais quand le père de John Cullen est assassiné à son tour, ce dernier décide de mener sa propre enquête ce qui l’amène à rencontrer les familles d’autres victimes. Dès lors, une piste très floue mais bien réelle voit le jour… Parallèlement à ça, Carl X. Chapman, un futur candidat à la maison blanche fait campagne…

Une construction classique pour un Masterton qui fonctionne à la perfection. Une fois de plus, un personnage commun se retrouve dans une situation hors du commun. La recette préférée du maître ! L’un des traits appréciables de cette histoire est qu’elle se déroule dans un laps de temps de quelques jours, une semaine maximum, ce qui empêche la tension de redescendre et ce qui pousse le héros et son ami Mel dans leurs derniers retranchements.

Epuisé physiquement, moralement et mentalement, John découvre petit à petit les raisons insensées de tous ces meurtres et le lecteur suit son évolution et sa progression. Même si le fan un peu averti découvrira vite le pourquoi du comment de ce roman, la connexion entre les différentes histoires reste très intéressantes. Sans vous spoiler la suite, j’ai trouvé que pour une fois, la traduction du titre avait été judicieuse (certainement de manière involontaire…). En effet, le titre originale « The Sweetman curve » (la courbe Sweetman) est devenue « le complot Sweetman » ce qui peut laisser planer le suspense un peu plus longtemps. Vous comprendrez peut-être après la lecture…

Toujours est-il que l’idée est lumineuse et l’orchestration fidèle à ce qu’on connaît de Graham Masterton. On remarquera aussi que tout ce roman est complètement « crédible », pas d’occultisme, ou de faits hors du commun comme à l’accoutumer. L’auteur s’est attaqué à une histoire contemporaine et « possible ».

Tags:

La Porte Rouge

la_porte_rougeMystérieux, brillant, et solitaire, Spencer Grant est un homme à part. Son obsession : ces quelques minutes vécues dans son enfance qui ont conditionné sa vie à jamais. Son interrogation : Est-ce que tout ce que renfermait la porte rouge était réel ? Sa question : Mon père étant un psychopathe, suis- je voué à suivre sa voie ? Voila pourquoi il choisit de devenir flic.

Entre doutes et certitudes, la peur du passé et l’inconnu du futur, poursuivit par les souvenirs et par la « justice », Spencer et Valérie tentent d’exorciser ce mal qui le ronge et de répondre aux questions multiples qui ponctuent leur voyage.

Et chaque nuit, Grant revient en rêve sur les lieux de son cauchemar, tentant en vain de revivre son passé pour comprendre son présent. Il le sait, toutes les réponses se trouvent derrière la porte rouge…

On reconnaît la patte de Dean Koontz à chaque ligne. L’ennemi et le groupe qu’il représente occupent une part très importante dans le livre. L’auteur nous permet de vivre tous les vices, toutes les étapes de la vie de Roy Miro. On s’immerge autant dans la vie du héros que dans celle de son pendant malfaisant. Comme s’il nous laissait libre choix de choisir un camp, il fait de l’incarnation du mal un être tout à fait exceptionnel. Ca, c’est une des touches Koontz.

Cet auteur qui aime à décrire à foison les décors, les personnages nous livre près de 615 pages d’un livre construit à la perfection. L’intrigue qui mêle espionnage, informatique, poursuite coule comme de l’eau, apportant ci et là, des flots d’actions ou de tendresse.

Dean Koontz (à droite)

Dean Koontz (à droite)

Spencer Grant, un homme imparfait, tourmenté, et balafré nous est servi comme un antihéros pourtant très attachant par son courage, et dont la rencontre avec Valérie lui sera décisive.

Vraiment l’un des meilleurs Dean Koontz. Classé dans le fantastique, ce livre réuni tant de choses assemblées comme un puzzle qu’il est un parfait exemple de la bibliographie de cet auteur.

Tags:

La Dernière Porte

la-derniere-porteLeilani Klonk est une petite fille très éveillée pour son âge dont la mère est droguée à tout ce qu’elle trouve en permanence, et le beau père taré et obsédé par les apparitions extra-terrestres. Micky, une ex taularde, paumée, un peu alcolo qui veut repartir du bon pied. Noah Farrel, ancien flic, détective dont l’unique objectif dans la vie est de venir en aide à sa sœur interné en maison de repos. Et le jeune Curtis, un garçon étrange qui fuit quelque chose… Ce cocktail de personnage va sans le savoir vivre parallèlement des histoires incroyables qui les mèneront en un final commun.

Mon impression sur ce roman de Dean Koontz est partagé. Commençons par le « négatif » pour pouvoir finir en beauté. L’une des particularités de cet auteur est d’être très précis et très exhaustif dans toutes ses descriptions ou énumérations. Je dois dire qu’au cours de ces 919 pages, ces longues listes interminables ont parfois eu raison de moi.

Je ne mettrai pas d’exemple ici pour ne pas faire de remplissage mais dans un livre aussi gros, les descriptions ont intérêt à aller droit au but. Les fans du genre seront comblés, ceux qui n’aiment pas les déballages vont succomber. Ce détail, déjà important, m’amène directement à un autre point. Si l’histoire vaut vraiment le coup, j’y reviendrai, ces longueurs ont une fâcheuse tendance à vous éjecter du fil principal de l’histoire pour vous faire atterrir dans des annexes parfois superficielles et troublantes. Il faut tout le talent de Koontz pour vous replonger dans le vif du sujet dès la reprise du cours normal du scénario.

Pour les bons points, c’est simple. Les personnages sont tous des héros ou antihéros en puissance. Micky, Leilani, Geneva, Noah, Preston, Sinsemilla, Curtis, Fidèle vagabonde, les jumelles… Et j’en passe ! Beaucoup de protagonistes pour autant de caractères différents, bien trempés et attachants. Chacun dans sa douleur physique et/ou morale. Chacun dans sa recherche de rédemption. Chacun dans sa quête qui va petit à petit le mener aux autres. Ces hommes et ses femmes agrémentent un scénario très complet et qui dénoncent les agissements réels de la bioéthique qui est un mélange entre l’eugénisme et la « purification » de l’espèce humain… Très glauque et donc très intéressant pour le lecteur. Dean Koontz aborde le sujet sans aucune ambigüité en symbolisant cette « philosophie » à travers un personnage d’une noirceur géniale. Un Preston Maddoc sans scrupule qui croit en ses actes comme un maçon croit en son niveau.

Image Pour les personnages secondaires, une mention spéciale est à décerner à Gabby, le gardien d’un parc qui parle d’une manière tellement « patois » que les traducteurs ont du maudire l’auteur mais au final, le travail rend merveilleusement surtout quand on voit les conséquences sur Curtis. Le style d’écriture est également très intéressant. Chaque chapitre est complètement dédié à un des personnages qui rend la lecture plus ou moins naïve, plus ou moins noir, plus ou moins drôle etc.… Un exemple concret, les chapitres de Curtis sont écrits au présent.

En conclusion ? La dernière porte vaut vraiment le coup, ne serait-ce que pour sa galerie de personnages géniaux. Je reste cependant persuadé qu’avec 250/300 pages de moins, ce roman aurait gagné en fluidité sans rien perdre de sa saveur.

Tags:

L’Ame du Mal

l_ame_du_malJeune auteur français ayant fait ses études de criminologie à Saint-Denis, sa bibliographie de Maxime Chattam est déjà bien fournie avec 6 romans très appréciés des critiques et des lecteurs.

Pour ma part, je tiens absolument à vous faire partager sa trilogie. La trilogie de Joshua Brolin. Le premier tome, L’Ame du Mal, ne vous donnera qu’une envie, lire les livres suivants.

Joshua Brolin est un jeune profileur travaillant pour la police de Portland. Considéré comme trop jeune pour faire parti de l’élite du FBI, l’inspecteur est devenu une pièce maîtresse dans les enquêtes concernant des meurtres multiples.

Lorsque le Bourreau de Portland, Joshua se met sur l’affaire. Le dénouement heureux de cette affaire voit la cervelle du bourreau se répandre sur le sol alors qu’il allait exécuter une Nième victime, Juliette Lafayette. La balle de Josh ne manque pas sa cible et la ville de Portland peut retrouver son calme.

Pourtant un an plus tard, les mêmes meurtres reprennent… Leland Beaumont est mort mais son « œuvre » est copiée…

Voila pour l’histoire. Cela peut vous sembler du déjà vu, mais ne vous fiez pas aux apparences. Au-delà du scénario qui arrive à vous dérouter et à vous surprendre, le personnage de Joshua Brolin va, durant les trois tomes, devenir votre meilleur ami. Vous allez souffrir, rire, avoir peur et réfléchir avec lui. Si vous aimez vous identifiez aux personnages des romans que vous lisez, vous allez être servis

Son comportement très manichéen entre sa vie privée et sa vie professionnelle est assez stéréotypé c’est vrai, mais cela ajoute à son charisme.

Le personnage de Juliette Lafayette s’avère être d’importance égale à Brolin, comme si Chattam avait voulu que la gente féminine se sente également impliquée par un personnage marquant et attachant.

J’ajoute une petite note pour les personnages de Lloyd Meats et du français d’Anthony Desaux. Très intéressant. Je vous laisse les découvrir tout au long des trois tomes…

Au départ assez débonnaire malgré son sérieux dans son travail, il reste un jeune homme célibataire de 30 ans qui pour sa première apparition est en train de jouer à Resident Evil dans son bureau et qui fait un bond de 3 mètres lorsque son collègue et ami entre brusquement. Larry Salhindro, 27 ans de métier, un personnage très attachant qui sera plus ou moins présent dans toute la trilogie.

Le gros gros point positif sur le scénario de ce premier tome réside dans les énigmes proposé par l’Ennemi. Sur un fonds de Divine Comédie de Dante, c’est tout simplement génial ! Les informations s’égrènent et chaque personnage apporte sa pierre l’édifice… Tout se recoupe parfaitement, rien n’est laissé au hasard. Parfait ! Jetez vous dessus.

Tags:

In Tenebris

intenebrisPlus besoin de présenter cet auteur, si vous avez lu L’Ame du Mal (livre et critique) vous aurez raison de venir me suivre sur cette page !

Mais attention, si vous n’avez pas lu le premier tome, cet article va vous révéler certains secrets qui vous gâcheraient la lecture. Vous êtes prévenus…

Alors nous voila confronter au problème récurent des suites.

A-t-il eu raison de se lancer dans une deuxième histoire avec pour protagoniste Joshua Brolin ? Oui ! Mille fois oui ! Et avant que vous ne vous posiez la question, le troisième tome aussi était nécessaire ! Comme ça c’est dit !

Les dizaines de disparitions qui endeuillent la grosse pomme chaque année vont peut-être trouver une issue… La découverte accidentelle d’une survivante nue, scalpée devenue folle et qui prétend s’être échappée de l’Enfer va aspirer New6york dans une spirale incroyable. Une secte ? Une apocalypse ? Le diable lui-même comme le suggère Annabel ?

Nos deux héros vont se retrouver plongés dans l’enquête la plus sombre et la plus glauque qu’ils n’aient jamais connus. Les révélations et les découvertes qu’ils feront changeront leur vie à jamais…

Changement total de décors !

Joshua Brolin partage la vedette avec une enquêtrice de New- York, Annabel O’Donnel, mais il reste la pierre angulaire de tout le scénario.

Fini le jeune homme débonnaire dans la vie et sérieux au travail. Après la mort horrible de Juliette Lafayette, son amour, devant ses yeux. Brolin explose en charisme, en mystère et en réflexion. Il a quitté la police de Portland et est devenu détective privé. Lorsque l’une de ses affaires d’enlèvements le conduit à New- York, il se retrouve rapidement en contact avec Annabel O’Donnel qui est un peu son pendant féminin. Une raison de plus pour la gente féminine de s’identifier à un protagoniste féminin après la mort de Juliette.

Maxime Chattam semble faire exploser son talent en même temps que son personnage fétiche. La relation entre lui et Annabel, ambigu mais pas dans amoureuse est un atout énorme. Ils sont simplement deux personnes qui ont connu un malheur dans leur vie et qui se retrouve perdu dans une grande ville. La présence de l’un rassurant la peine de l’autre.

Jack Thayer, l’équiper de O’Donnel, un flic un peu poète aurait peut-être pu être plus développé mais sa présence comme celle d’un second père et d’un meilleur ami pour la jeune inspectrice reste importante.

Quelques apparitions téléphoniques de Larry Salhindro nous rappelle qui reste le meilleur ami de Brolin et on aime ça.

Image Et le scénario est encore une fois excellent. Beaucoup plus noir que le premier. Se déroulant en hivers, souvent de nuit ou dans une atmosphère sombre, aussi sombre que le cœur de Brolin. Des personnages plus ou moins importants mais toujours très travaillés. Encore des énigmes, toujours cette distillation pertinente des informations, et la création de lieux plus géniaux les uns que les autres avec une mention spéciale pour la « Cour des Miracles ».

Vous l’aurez compris, si vous avez aimé le premier tome ? Ne réfléchissez pas et jetez vous sur celui-ci sans attendre.

Tags:

Da Vinci Code

Da_Vinci_CodeL’une des meilleures ventes de livres de l’année 2004 un peu partout dans le monde, le Da Vinci Code de Dan Brown est un roman susceptible de plaire au plus grand nombre. Amateur de polar, d’aventure et d’énigmes, ce roman regroupe tous les ingrédients du parfait livre de gare.

Un meurtre au musée du Louvre. Un indice laissé par la victime oblige la police à faire appel à Robert Langdon, professeur à Harvard. Et voila que dès les premières pages, les énigmes s’enchaînent, et l’incompréhension gagne le héros. L’originalité réside, bien évidemment, dans les codes et les mystères, que le lecteur pourra également tenter de déchiffrer.

(A noter, que le livre « Anges et démons », toujours de Dan Brown, et qui met en scène Robert Langdon, se situe avant le Da Vinci Code.)

Le rythme auquel s’enchaînent les évènements, ainsi que les énigmes vous empêcheront de lâcher ce livre avant la dernière page. Tantôt scientifique, tantôt historique, tous les codes qui se mettront en travers du chemin des protagonistes ont la bonne idée d’être toujours clairement et logiquement expliqués par l’auteur ce qui n’est pas toujours le cas dans les romans de ce genre. Tout paraît clair : les liens entre le scénario et les symboles bibliques, les codes déchiffrés et leurs buts.

Le puzzle mit en place par l’auteur est un véritable casse-tête qui prendra forme aisément et progressivement dans l’esprit du lecteur. Dan Brown a réussi à intégrer des faits historique et religieux sans pour autant perdre l’attention des profanes en la matière.

Dan_BrownPour ma part, j’ai aimé vérifier sur Internet la véracité de certains faits énoncés par Brown. Affichés sur mon moniteur les tableaux que les héros tentent de déchiffrer, pour suivre en temps réel l’évolution de leurs découvertes. Mais il ne s’agit là que d’un luxe, si vous n’avez pas Internet, vous n’en perdrez pas n’en miette pour autant.

Croyant ou pas, féru d’Histoire ou non, aucune importance tout est romancé dans le but de divertir, de surprendre. Le résultat est là, 571 pages de bonheur.

Tags:

Anges & Démons

anges_et_demonsMême s’il est sorti après le Da Vinci Code en France, Anges Et Démons est l’aîné des deux œuvres de Dan Brown mettant en scène Robert Langdon. La loi incontrôlable de la réussite a propulsé le deuxième opus en haut des sommets, mais gageons que son grand frère le rejoigne assez vite.

L’histoire se situe après le décès du Pape, en plein conclave. Evènement que notre monde a connu il y a peu de temps avec la disparition de Jean-Paul II. La recette des deux succès est la même : des énigmes avec en toile de fonds la Religion. D’autant plus que ce tome se déroule au Vatican, allant jusqu’au sein même de la chapelle Sixtine. Mais la menace est au-delà de l’imaginable : une bombe crée par le CERN menace de rayer le plus petit état du monde de la carte et avec elle le symbole du Dieu chrétien.

Tout se passe un an avant les évènements du Louvre. Dan Brown redouble d’ingéniosité pour une fois de plus mêler réalité et fiction, religion et science. Alors attention à ne pas faire d’amalgame entre le monde décrit par Brown et notre monde. En aucun cas, l’auteur ne déclare connaître la vérité. Il la modèle seulement pour en faire une véritable aventure moderne.

Appreciation:

Mon avis personnel m’amènerait à vous dire qu’Anges Et Démons est encore mieux que le Da Vinci Code. Mais cela n’engage que moi !

Dan Brown arrive à nous infiltrer dans deux univers parfaitement opposés : le jardin d’Eden de la science, et la source même de la religion. A travers son héros, toujours aussi attachant, nous pénétrons au sein du CERN. Un lieu qui rime avec découverte, progrès. Un lieu où aucun civil n’est autorisé à entrer. Puis nous suivons l’évolution de l’aventure qui se dessine sans nous laissez aucune chance de deviner la suite pour finalement entrer dans l’endroit le plus secret au monde : Au Vatican, avec en prime une visite de la chapelle Sixtine, la chambre Papale, la crypte…

Toute l’histoire est si bien cousue que les lieux, les évènements, les personnages paraissent plus que réel. La visite forcée de Rome, à travers ses monuments, ses sous sol, son passé, et ses artistes, est rythmé à souhait car se déroulant en à peine 24 heures.

Dan Brown fait revivre les Illuminati pour en faire un ennemi digne du diable. Un ennemi spectaculaire dans des actes, dans ses aboutissements et dans ses buts finaux. Un ennemi à la mesure du Vatican et du grand Robert Langdon, accompagné de Vittoria Vetra la belle scientifique.

Avec une fin inattendue, des découvertes incroyables, et des personnages secondaires explosifs, Anges Et Démons est inévitable, incontournable, indispensable ! Je l’ai préféré au Da Vinci Code, pour tout dire…

Les détails qui irritent :

J’ose tout de même me permettre quelques remarques concernant des points communs évidents et irritants entre les ouvrages de Brown.

Dan_BrownTout d’abord, le moins gênant qui pourrait être une marque de fabrique, le début du livre : les 50 premières pages sont qusi-identiques au Da Vinci Code. Langdon est réveillé dans la nuit par un coup de téléphone mystérieux lui annonçant le décès horrible du Mort-du-début qui lance l’histoire. Puis il y a LA fille ! Belle, et intelligente (Voir édito : les clichés à éviter) qui a un lien de parenté avec le Mort-du-début. Ce dernier toujours mort dans d’atroces souffrances et toujours tué par un tueur solitaire qui est à la botte d’un Boss mystérieux que l’on ne découvre qu’à la fin.

Avec au milieu un représentant de la loi qui met des bâtons dans les roues des deux héros. Il est pas méchant foncièrement mais bon, il fait son boulot quoi…

Il faut avouer que ces détails n’ont pas une importance capitale, seulement, je me devais de le faire remarquer pour avoir la conscience tranquille.

Bonne lecture !

Tags: