Archives pour la catégorie Thriller

Les Conjurés de la Pierre

Avant tout, il faut savoir, que David Morrell est le créateur du personnage de Rambo. Voila maintenant que c’est dit, et que vous soyez fan des films ou non, ne jugez pas trop vite ce livre car Les Conjurés de la Pierre est un très bon livre…

Il ne s’agit pas d’un livre de guerre et de tueries mais l’idée d’espionnage, d’infiltration et de discretion est tellement présente qu’on ne peut pas totalement occulter le personnage célèbre créé par Morrell. Le héros de ce livre, Drew, peu rappeler John Rambo de part sa solitude et son professionnalisme dans son métier… Voila, j’arrête avec les comparaisons, passons au livre en lui-même.

L’idée de base du scénario m’a tout de suite conquise. La quatrième de couverture vous laisse juste assez de suspens pour vous obliger à lire les quelques pages du début. Si l’histoire devient plus traditionnelle au fil des chapitres, la première moitié à elle seule devrait vous pousser à essayer ce livre. L’idée de base la voici : Un homme mystérieux cherche à fuir son passé en se réfugiant pour le reste de sa vie dans un monastère du Vermont. Quel est son passé ? On ne le sait pas. Mais une nuit, un commando exécute de manière très discrète tous les moines du lieu saint. Tous, sauf un… Pourquoi ? Comment ? Découvrez le en lisant ce roman.

Entre parenthèse, pour ceux qui craignent un livre anti clérical, rassurez- vous, il ne s’agit pas d’une critiques de l’Eglise, mais seulement de faire évoluer des personnages dans un contexte secret.

Le protagoniste Drew incarne bien l’homme torturé par un passé qu’il veut oublier, et un présent qui l’oblige à se battre pour ses convictions, non pas religieuses, mais bien personnelles.

Au final, l’histoire se tient parfaitement avec un début excellent et on avale sans problème les presque 600 pages de David Morrell.

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Rainbow Six

rainbow_sixDeux tomes de plus de 600 pages, ça ne vous fait pas peur ? Ca tombe plutôt bien parce que pour la suite des aventures de John Clark, Tom Clancy a décidé de faire tant dans la qualité que dans la quantité. Suite de Sur Ordre, et de Danger immédiat, Rainbow six met une nouvelle fois en scène le personnage interprété par Harrison Ford au cinéma.

Après le Liban, l’Irak, la Russie et tous les pays infiltrés par Clark et son fidèle second et gendre Domingo Chavez, celui qu’on surnomme Rainbow six décide de créer une unité d’action antiterroriste internationale. Les meilleurs hommes de tous les continents pour les meilleures postes : assaut, reconnaissance, déminage, pilotage, négociation…

La Suisse, puis l’Autriche, et enfin l’Espagne nécessitent l’intervention du groupe. Les succès s’enchaînent, mais un doute plane au dessus de toutes ses attaques… Qui réveille ses groupes terroristes terrés depuis des années ? Qui est réellement Popov, l’ancien membre du KGB ? Et le danger réel ne réside t-il pas dans ce laboratoire qui test en secret un virus mortel… A terme, il ne s’agira pas de sauver les clients d’une banque, ou les touristes venus à Worldpark mais bien le monde entier….

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Tom Clancy

Suspense, action, stratégie, scénario ficelé à la perfection, et vocabulaire à la portée de tous malgré la précision des détails… Woaw ! Tom Clancy nous offre la possibilité d’entrer au cœur de la vie d’agent secret ainsi qu’a cœur d’un complot d’ampleur international.

Exit les James Bond qui se tapent tout ce qui bouge et qui slaloment entre les balles. L’auteur nous livre du vrai, du réaliste. Une vie de famille, une âme et un caractère pour chacun des nombreux personnages. La population élevée du roman ne brouille pas les pistes, chaque personne étant présenté au fur et à mesure de son apparition.

La complexité du scénario, du matériel utilisé, de tous les personnages sont disséminés avec parcimonie tout au long de ces deux tomes pour arriver à un final complet et clair. Les armes sont nommées mais décrites seulement si nécessaire.

La vision des deux camps qu’a le lecteur le met dans la peau d’un agent secret, savoir ce qui se trame sans pouvoir prévenir qui que ce soit.

Tom Clancy était connu pour ouvrir les portes d’un univers inconnu du grand public avec des mots aisés et des scénarios dignes des plus grands, Rainbow 6 en est le parfait exemple. Indispensable pour les amateurs du genre.

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Prédateurs

predateursCraig Frewin, le lieutenant de la police militaire, est confronté à un meurtre hors du commun à la veille d’une guerre. Lieu, mise en scène, mutilations… S’il veut trouver son coupable, il va devoir jongler entre enquête et assaut. Car le psychopathe n’a pas fini de tuer et il va petit à petit les décimer un par un… L’ennemi a-t-il infiltré l’un de ses hommes ? Frewin va faire parler le « langage du sang » et tout faire pour remonter jusqu’à lui…

Maxime Chattam nous emmène une fois de plus dans un univers qu’il arrive à construire de A à Z. Il crée une guerre sans nom, dans un pays inconnu, contre un ennemi non identifié… En tout cas par le lecteur puisque les personnages eux savent exactement où ils se trouvent et contre qui ils se battent. Ce choix de l’auteur réside simplement dans l’idée de ne pas « perdre » le lecteur dans des détails finalement inutiles. L’une des guerres mondiales ? Probablement, ou peut-être le Vietnam… Aucune importance. Pour Chattam, il s’agissait juste d’installer la scène dans un contexte ultra original et tendu pour que la pression soit constante sur les personnages et celui qui tient le livre. Et ça marche !

L’auteur reprend aussi l’un des ingrédients importants qu’il aime ajouter à ses histoires : un personnage principal charismatique, parce que torturé. Et dans ce registre, Craig Frewin en impose largement à l’instar de Joshua Brolin dans la Trilogie du Mal.

Du côté du scénario, je n’ai même pas besoin de m’étendre pour vous dire que les meurtres, l’enquête et les personnages sont tissés à la perfection. Chattam s’amuse à perdre protagonistes et lecteurs sur des fausses pistes (ou pas…) et reconstitue doucement le puzzle pour une fin très réussie. Une fois de plus, il n’hésite pas à sacrifier des personnages au profit du scénario et de l’émotion.

Jetez-vous dessus !

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Personne n’y echappera

La découverte de 24 corps dans le sable enneigé d’un chantier d’autoroute plonge le New Hampshire dans une tourmente inédite.

A qui attripersonne-ny-echapperabuer ces morts ? Une secte ? Un suicide de masse ? Ou un règlement de compte incroyable ? Personne ne réclame les corps, aucune famille affolée ne vient crier au scandale !

Parallèlement, Frank Franklin, 29 ans, prend un nouveau poste de professeur de littérature au Durrisdeer College… Un bâtiment qui jouxte l’autoroute…Quel est le lien ?

Il est difficile d’entrer dans les détails de ce livre sans vous livrer d’indices qui vous gâcheraient l’intrigue. Je ne vais donc pas m’aventurer sur ce terrain là !

Cependant, je peux me permettre de vous parler des personnages sans pour autant faire de bourdes. Le protagoniste de l’histoire, Frank Franklin est assez simple pour permettre à tous lecteurs de s’identifier, et Dieu sait que dans un thriller, c’est agréable ! Le jeu de dupe dans lequel il est jeté est simplement génial ! Les élèves, le doyen Emerson, sa fille et sa femme, les professeurs, Sheridan… Tous ces gens vont jalonner le récit et apporter une dimension à l’histoire.

Image L’attrait principale du roman vient du fait que les personnages sont simples, abordables, très crédibles, et que pourtant, le scénario et les rebondissements finaux vous sautent au visage en fin de livre. Ce mélange donne une impression de réalité prenante et crispante. L’atmosphère hivernale dans lequel tout ce petit monde évolue rajoute à la tension.

Et que dire du personnage de Ben O. Boz….Rien, je vous laisse découvrir…

J’ai déjà l’impression d’en avoir trop dit !!

Pour résumé, ne vous fiez pas à l’aspect « tranquille » et « parfois » banal du récit, Romain Sardou cherche à vous endormir pour mieux vous faire frémir en temps voulu ! Tout est maitrisé et parfaitement orchestrer.

Même si je n’aime pas les comparaisons, Sardou et Maxime Chattam ont un style commun qui promet un avenir doré au thriller français.

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Mr. X

mr. xNed Dunstan est un homme pas comme les autres. Et lorsqu’une sensation inconnue lui fait sentir que sa mère est en train de rendre l’âme, il décide de retourner dans sa ville natale pour lui faire ses adieux. De rencontres bizarres en découvertes macabres, de secrets de famille en révélations impossible, Ned va tout découvrir de ses origines, et de son futur, et pourquoi sa famille est si spéciale.

Un premier conseil pour ce livre, lisez le assez rapidement. La profondeur et le caractère de tous les personnages et de l’histoire risque de se mélanger dans votre tête si vous prenez trop votre temps (et je sais de quoi je parle !) et vous l’apprécierez d’autant plus.

Pour ce qui est de la qualité, il va falloir me faire confiance parce que si vous êtes du genre à ouvrir un livre à n’importe quelle page pour voir si vous accrochez, ça risque de coincer. C’est un roman qu’il faut prendre dans l’ordre et lire tranquillement. Pour en appréciez les rebondissements. Vous allez me dire que vous lisez rarement un livre en commençant par la fin… C’est sûr ! Mais pas de précipitations, dégustez-le !

Pour ce qui est de la qualité, Peter Straub est vraiment très agréable à lire, ses métaphores, ses comparaisons sont profondes mais toujours très pertinentes, ce qui rend la lecture très fluide. On approche même souvent de la poésie « un arc de cercle musical s’écoula du pavillon de son instrument et s’éleva dans l’air et s’y imprima » rendant les descriptions très précises sans être lourdes. Rien n’est simple, rien ne semble être là par hasard, tout parait avoir un impact sous la plume de l’auteur.

straubA vrai dire, que ce soit l’histoire, les personnages (tous les personnages), la forme d’écriture, tout ! Tout est complexe ! Attention, pas compliqué, mais complexe, c’est-à-dire très recherché. Quand on commence à lire Mr. X, on entre dans un monde entièrement crée par Straub.

En fait, le lecteur évolue dans le livre comme le héros dans son histoire. On atterri là, comme un cheveu dans la soupe. On suit Ned Dunstan comme si nous étions des amis à qui il raconterait son histoire. Tout le roman raconté à la première personne, les apartés du héros pour le lecteur, tout est fait pour nous impliquer.

Et Mr. X ? Me direz- vous. Et bien le mystérieux Mr. X prend la parole à chaque début de chapitre intitulé Mr. X et vous enfonce un peu plus dans l’incompréhension. Qui est-il ? Là est toute la question ! Toutes les possibilités sont abordées.

Sur un fond de Lovecraft, Straub tisse une histoire complète et complexe avec des personnages tous très poussés et impliqués.

Quand vous commencez ce livre, dites vous que rien n’est là par hasard et que tout est une raison de douter, jusqu’à l’ultime phrase…

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Maléfices

malefices1Le dernier volume de la trilogie de Joshua Brolin. C’est triste, je sais, mais toutes les bonnes choses ont une fin et c’est pour ça qu’elles prennent encore plus d’importances à nos yeux.

Un employé de l’environnement est retrouvé mort, le visage horrifié. Des femmes disparaissent pendant le sommeil de leur époux. Une épidémie se répand à Portland. Des araignées semblent envahir la ville. Joshua, toujours détective, se mêle à l’affaire quand il apprend que l’employé de l’environnement n’est autre que le frère de Larry Salhindro, son ancien coéquipier. Annabel O’Donnel venue passer quelques jours chez son ami de Portland est aussi de la partie… Une nouvelle enquête incroyable se profile.

Retour en Oregon. Retour de Larry Salhindro et de Lloyd Meats et son équipe. Et arrivée de Saphir, le chien que Brolin a adopté dans In Tenebris.

Je ne vais pas m’attarder une troisième fois sur ces personnages très bien en place et qui resteront pour moi certains des meilleurs héros de roman qu’il m’est été donné de suivre.

Le scénario également ne déroge pas à la règle des deux autres tomes. Enormément de culot pour Chattam qui assume parfaitement un troisième et dernier tome en mettant en scène un tueur astucieux et original. Son identité, son système, et tout ce qui le concerne sont des pépites que l’auteur nous à habitué à admirer au cours des ses romans.

On sent que Maxime Chattam a puisé ses informations auprès de professionnels et qu’il s’en sert sans prétention pour guider le lecteur et orner son scénario de vérité et mettre un point finale à une trilogie fantastique. Image

Je ne m’attarde pas trop sur le scénario ou les personnages. Lisez-le, c’est tout ! Un superbe travail qui mérite un succès international et qui peut faire trembler tous les grands noms que nous avons l’habitude de publier ici. Un grand nom est né à travers ses pages et il est français. C’est Maxime Chattam.

A noter que l’ultime Post- Scriptum de l’auteur finalise parfaitement son œuvre. Un grand Bravo.

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L’affaire Jane Eyre

l_affaire_jane_eyreIl y a des livres qu’il est facile de qualifier. La plupart, en fait. On dira d’une œuvre que c’est un roman d’anticipation, une autobiographie, un roman noir, de l’héroïc-fantasy, de la science-fiction, un roman historique. Parfois, un livre peut mélanger, avec plus ou moins de succès, deux genres différents. Mais en ce qui concerne L’affaire Jane Eyre, de Jasper Fforde (les deux « f » ne sont pas une faute de frappe, notre homme est Gallois, ceci expliquant cela), bien malin qui pourra donner le genre de ce livre en un seul mot. Je vais pourtant réaliser cet incroyable exploit sous vos yeux ébahis : « délirant ».

Premier épisode des aventures de Thursday Next, qui en compte quatre à ce jour (dont seuls les deux premiers traduits en français), L’affaire Jane Eyre a la délicate mission, comme tous les premiers tomes, de présenter le monde et les personnages au lecteur tout en véhiculant une bonne histoire. Et dès les premières lignes, le pari est réussi, et le ton donné.

Jasper Fforde nous plonge rapidement et habilement dans un univers très particulier. L’action se passe en 1985, mais la Guerre de Crimée fait toujours rage entre l’Angleterre et la Russie (depuis cent-trente ans), le pays de Galles est devenu une République Populaire indépendante depuis plus d’un siècle, les gens se déplacent en dirigeable, et les dodos, réintroduits génétiquement, font fureur en tant qu’animaux de compagnie. Vous l’aurez compris, ça n’est pas tout à fait le monde tel que nous le connaissons. Presque, mais pas tout à fait (quand on veut faire sérieux, on parle d’uchronie).

Autre particularité importante, l’engouement de la populace pour le sport est remplacé par un enthousiasme sans borne pour la littérature. Dès la première page, l’auteur nous explique également qu’il existe un Réseau d’Opérations Spéciales, les SpecOps, qui sont là pour résoudre les affaires trop compliquées pour la police traditionnelle. Il existe trente branches classées hiérarchiquement (il paraîtrait que SO-1 est la police des SpecOps), et notre héroïne, Thursday Next (Jeudi Prochain en traduction littérale), fait partie de SO-27, la police littéraire. Elle s’occupe des dealers de faux poèmes (marché fructueux s’il en est) et des vols de manuscrits originaux. Son père fait partie de SO-12, la ChronoGuard, dont les membres ont le pouvoir de voyager dans le temps ou de le stopper.

L’histoire commence avec le vol d’un manuscrit de Dickens, et Thursday se retrouve bientôt entraînée dans une histoire incroyable, confrontée à Acheron Hades, un vrai Méchant (avec un grand M) d’anthologie, un génie du crime digne d’un Moriarty. On suit Thursday dans ses aventures et ses états d’âme tout au long de l’enquête, menée tambour battant. Miss Next est une gagnante, une enquêtrice efficace qui allie courage, chance et talent. Une vraie héroïne moderne.

Alors, voici pour le fond, qu’en est-il de la forme ? Jasper Fforde tente le pari risqué du mélange des genres et s’en sort plutôt bien, mais même si l’adhésion du lecteur à l’univers déjanté est facilitée par le style de l’auteur, on a quand même l’impression à certains moments qu’il y a trop. Trop de mélange, trop de temps passé sur des choses d’un intérêt limité. Certains éléments de l’histoire sont un peu trop développés au détriment de l’intrigue principale. Fforde s’appesantit sur l’aspect Guerre de Crimée par exemple, même si son message de pacifisme est honorable. De la même façon, l’aspect romance (ou « les tribulations amoureuses de Thursday ») nuit à l’ensemble, rajoutant un genre supplémentaire qui ne colle pas vraiment avec le reste (et pourtant d’habitude je suis le premier à apprécier ce genre de chose).

Du coup, on rentre dans le livre avec plaisir, on découvre l’univers comme un enfant émerveillé et amusé, on fait connaissance avec les principaux protagonistes, on se laisse emporter par l’histoire… et puis on s’essouffle un peu en cours de route, comme le livre. On est un peu déboussolés, on ne sait plus trop où l’auteur veut nous emmener. Heureusement, cette baisse de rythme n’est que passagère, et on replonge vite avec délectation dans l’histoire, jusqu’à la fin. L’affaire Jane Eyre est donc une réussite indéniable, mais c’est aussi une œuvre qui laisse un léger sentiment de frustration, de « ça aurait pu être encore mieux », comme c’est assez souvent le cas avec les premiers épisodes de séries à succès, il faut bien l’avouer.

Jasper FForde (oui, avec deux f !)

Jasper FForde (oui, avec deux f !)

En résumé, Jasper Fforde nous livre avec L’affaire Jane Eyre un thriller survolté et original, conté avec humour et second degré (so british), dans lequel se croisent avec plus ou moins de virtuosité une vraie Héroïne, un grand Méchant à sa hauteur, des voyages dans le temps, des loups-garous, des portails dimensionnels, des personnages de romans du 19ème… Au final, un roman à essayer, et si vous restez dubitatif à l’issue de cet article, vous pouvez toujours attendre la critique du deuxième volet, Délivrez-moi !, qui ne saurait tarder…

Une dernière chose, comme vous vous en doutez, le titre, qui fait référence à une célèbre œuvre de Charlotte Brontë, Jane Eyre, a bien évidemment son importance dans l’histoire, mais j’ai préféré ne pas en parler pour ne pas trop dévoiler l’intrigue. Si vous avez lu Jane Eyre, vous apprécierez sûrement différemment les péripéties de Thursday. Mais rassurez-vous, dans le cas contraire, ce n’est pas une catastrophe.

Je lui met un 4/5!

‘Ecrit par Sébastien’

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Les Rivières Pourpres

riviere_pourpreDeux crimes apparemment sans rapports sont commis à 300 kilomètres de distances l’un de l’autre. Un meurtre à Guernon en Isère dont le célèbre commissaire Niemans est chargé, et un cambriolage à Sarzac confié au jeune inspecteur Abdouf.

A force d’enquêtes et d’informations recueillies plus ou moins légalement, les deux hommes vont voir leur chemin se croiser. Leurs affaires prennent un tournant commun inattendu, un complot beaucoup plus sournois voit le jour à mesure que les cadavres pullulent. Petit à petit, ils vont découvrir le terrible secret de la célèbre école de Guernon…

Un thriller français à la mesure de tous les auteurs d’outre-atlantique, voila qui fait plaisir. Jean Christophe Grangé nous sert un roman digne des meilleurs polars, avec un petit bonus : tout se passe en France. C’est assez rare pour être souligné et apprécié.

Grangé nous offre deux histoires qui se déroulent en parallèles, avec deux protagonistes excellents et aux antipodes l’un de l’autre. Un jeune flic, ancien voyou, aux méthodes de la rue, et un vieux et célèbre flic, ex dirigeant de l’antigang considéré comme un homme teigneux

Une bonne partie du livre se déroule donc avec deux histoires, se rejoignant petit à petit. Et lorsqu’on sait que les deux routes vont finalement se croiser, les pièces du puzzle s’assemblent pour le lecteur plus rapidement que pour les personnages. Et c’est un plaisir de ce faire sa propre histoire alors que nos deux héros pataugent. Les deux affaires que l’on suit sont parfaitement orchestrées, les deux personnages sont charismatiques et très intéressants car proche des antihéros, et la chute finale est surprenante et, sachez – le, complètement différente de celle du film. A noter que du livre au film, le nom de Karim Abdouf (le jeune flic) devient Max Kerkerian.

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Les Arcanes du Chaos

les-arcanes-du-chaos-maxime-chattam__080721063255Yael est entraînée malgré elle dans une course contre la montre dont elle ne connaît pas le but. Des évènements bizarres lui donnent l’impression de devenir folle et faire partir d’un rouage inextricable. Sa rencontre avec le journaliste Thomas va lui apporter le courage nécessaire pour se battre contre ce que les plus grands de ce monde ont prévu pour elle… Entre ésotérisme, complots et secrets politiques, les deux victimes vont être plongées dans le tourbillon des forces qui les dépassent.

Mon premier sentiment en tant que grand fan de Chattam est simple. Ce n’est pas son meilleur roman. Loin de moi l’idée de cracher dessus pour autant ! Cependant, il m’est simplement impossible d’avoir l’enthousiasme des derniers articles de cet auteur.

Dans les points positifs, l’histoire se déroule sur deux niveaux. Un détail important puisque c’est cela qui tient le lecteur en haleine. En effet, au-delà de l’histoire vécue par Yael et Thomas, les chapitres sont ponctués de différents articles tirés du « Blog de Kamel Nasir». Ce personnage, que les protagonistes rencontreront lus tard, est l’héritier d’une riche famille arabe et vit à Paris. Il tient à jour un blog où il expose toutes les incohérences et les complots des dernières décennies. Je ne peux pas en dire trop pour ne pas vous gâcher le roman, mais ces extraits du blog ont un lien très étroit avec nos eux héros.

Il faut savoir que les faits énoncés par Kamel, sous le commandement de Chattam, sont véridiques !! Croyez-moi, vous apprendrez des choses surprenantes

Parallèlement, le côté « action » du livre vécu par le lecteur à travers Yael et Thomas manque parfois de… je ne sais pas quoi ! Pour citer un exemple concret sans spoiler, l’appartement de Yael. Ce salon avec un sol transparent qui laisse voir les profondeurs des égouts de Paris… Peut-être existe-t-il vraiment…Plusieurs fois, les éléments importants du scénario ne m’ont pas totalement convaincu. Ça me fait mal de dire ça, mais c’est vrai. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous pourrir le déroulement, mais c’est mon ressenti. La véracité et la précision des faits du blog contrastent trop avec les aspects parfois bancals du scénario principal. Pas grand-chose à reprocher aux personnages qui sont assez attachants et réactifs à ce qui leur arrive. Avec un petit bonus pour Kamel du coup… Le style de l’auteur est toujours intact et sans faute. Les actions sont pêchues, les dialogues crédibles. Chattam is Chattam !

Pour ceux qui voudraient débuter leur lecture de cet auteur, préférez n’importe quel autre roman pour vous faire une idée plus juste.

J’espère qu’il ne m’en voudra pas s’il lit un jour ces lignes…

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Le Silence de Clara

le-silence-de-claraFerdinand vit seul avec sa petite fille Clara qui a huit ans. Son épouse, Lorna, les a quitté depuis plusieurs années car elle ne supportait plus de se battre pour son enfant…

En effet , Clara n’est pas une fillette comme les autres, elle est autiste. Tout est fait pour soigner l’enfant au mieux mais, bien sûr, il n’y a pas de communication possible avec elle et c’est ce qui est le plus difficlle pour des parents. Jusqu’au jour où, dans le cahier de dessin de l’enfant, on retrouve inscrite tout à fait lisiblement une phrase qui décrit des évenements se déroulant en Alaska en…2102.
Personne d’autre que Clara n’ayant pu écrire cela, Ferdinand va mener une enquête qui le conduira à de bien surprenantes révélations…

Ce roman, pas très long (251 pages), est néanmoins très intense, une fois que l’on est plongé dans sa lecture, il est très difficille d’en sortir!

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