Archives pour la catégorie Thriller

Mortelle Hôtesse

 

Je vous transmets telle quelle une partie du dossier de presse reçu par Bibliophage de la part de l’auteur, Bernard Pasobrola. Cette fois, je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le roman mais c’est avec plaisir que je rends service à l’auteur et à sa maison d’édition en publiant un article ici. En leur souhaitant toute la réussite qu’ils méritent !

 

Des passagers décèdent de mort pas tout à fait « naturelle » à bord du TGV Paris-Londres. Un homme est kidnappé dans une clinique de thérapie génique près de Genève. Un virus inconnu cause une épidémie de cécité à Anvers. Les militantes d’une ONG lancent une campagne de presse qui s’achève par une sanglante tuerie dans un hôtel de Londres.

Quelqu’un découvre qu’il existe un lien entre cette série d’événements. Il se nomme Richard Meyer. Il est agent de renseignement pour le compte d’une officine privée et sa mission consiste à retrouver Humbert Katz, un patient dont on a perdu la trace quelques mois plus tôt.

Prise dans le tourbillon d’une guerre sans merci entre sociétés transnationales, son enquête se transforme en un périple forcené à travers l’Europe au sein d’un univers dont le burlesque apparent a du mal à dissimuler l’impitoyable violence.

On retrouve dans ce roman à l’architecture maîtrisée et à l’humour caustique plusieurs personnages de « L’Hypothèse de Katz » du même auteur paru initialement aux éditions Denoël.

 

Ce qu’en dit la presse :

« Bernard Pasobrola, nous offre avec cette « Mortelle hôtesse », un thriller médical impitoyable et nerveux comme son écriture, haletant comme les tourbillons secrets du sanglant conflit économique qu’il décrit. »

Luis Alfredo, Rayon Polar, 6 mai 2011

 

« Un bon roman divertissant pour un bon moment de lecture (…) Ce roman est une bonne surprise. »

Pierre Faverolle, Black Novel, 8 mai 2011

 

« J’admire toujours la virtuosité avec laquelle les auteurs de romans noirs bâtissent une intrigue, entre-croisent des thèmes qui semblent à des lieux les uns des autres et qui finissent par se rejoindre pour la plus grande satisfaction du lecteur. (…) Le danger dénoncé de ces laboratoires qui n’ont de cesse que d’augmenter leurs profits et sont prêts à fomenter des épidémies (ou des craintes d’épidémie) pour mieux vendre leurs antidotes et gagner ainsi sur tous les tableaux est loin d’être imaginaire. Les amateurs apprécieront. »

Patrick Rödel, Mediapart, 13 mai 2011

 

« Au fur et à mesure que le voyage littéraire se poursuivait mon esprit trépidait au rythme des roues, m’arrêtant à quelques gares afin de laisser reposer la motrice neuronale. Puis je repartais pressé d’arriver au terme du voyage. Et cette arrivée fut un éblouissement, un concert, non de chevaux-vapeurs mais de vaches en folie, une scène très visuelle dans un déchaînement désordonné et bruyant… »

Paul Maugendre, Mystère jazz, 18 mai 2011

L’Alerte Ambler

Au début de ce roman, nous retrouvons le héros, Harrison Ambler, enfermé dans un hôpital psychiatrique top secret sur l’île de Parrish Island. La particularité de ce centre est qu’il renferme tous les vétérans de l’espionnage américain devenus fous. Pourtant notre homme sait qu’il n’a pas perdu la raison, et ce, même si tout le monde semble penser le contraire, même s’il ne reconnait pas son visage dans le miroir, même s’il est abruti par les médicaments…

Et c’est par la force de cette certitude qu’il risque sa vie pour s’évader, aidé par une infirmière du centre, seule personne paraissant croire les élucubrations du patient. C’est alors que commence une course pour la vérité sur son identité, sur les raisons de son enfermement et sur une question lancinante : pourquoi personne ne semble jamais avoir entendu parler d’Harrison Ambler ?

Pas mal de choses à dire sur ce roman. Plus que beaucoup d’autres du même genre littéraire, l’ Alerte Ambler possède des caractéristiques qui vont être appréciées par les uns et détestées par les autres. Personnellement, même en ayant aimé l’histoire, je reste parfois sur ma faim quant aux explications finales. L’utilisation à outrance de sigles connus et (surtout) peu connus a parfois réussi à me perdre… CIA, FME, SSG, NRA, AIEA, APL, DCI et j’en passe… Du chinois pour vous ? et bien justement, avec les noms des différents personnages venant du royaume du milieu, plus les noms des armes utilisées et l’ensemble des intervenants américains… Ouch !

Il peut arriver de lire une page avec un besoin irrépressible de revenir en arrière pour savoir qui est qui et SURTOUT qui est dans le camps de qui. Dans un livre d’espionnage, les trahisons, les doubles vestes sont monnaie courante.

Maintenant que je vous ai bien découragé d’entamer la lecture, je vais vous redonner goût à Robert Ludlum. Les fans de cet auteur ou de Tom Clancy par exemple, connaissent déjà ces « travers » qui obligent à deux choses :  lire avec attention et lire en un laps de temps réduit.

Parce qu’une fois ces difficultés dépassées, le livre prend une envergure digne de l’auteur. Je vous rappelle qu’il s’agit du créateur des histoires de Jason Bourne (mort, vengeance, mémoire dans la peau…). La construction du scénario, les interactions entre le passé et le présent du héros, ces doutes, ces capacités spéciales donnent une vraie énergie au personnage principale comme aux intervenants de passage. Caston, par exemple, est un personnage particulièrement intéressant à suivre tant par son rôle dans l’histoire que par son évolution géniale. Dans une moindre mesure, Laurel tire son épingle du jeu.

Vu le synopsis, on est en droit de se demander si le final est à la hauteur de nos espérances. Bon… J’ai surtout peur que les plus malins d’entre vous percent le mystère à jour un peu trop tôt. De mon côté, je n’y ai vu que du feu sans être totalement conquis par le clou du spectacle. Quoiqu’il en soit, ça marche, ça fonctionne, c’est prenant !

A vous de me dire votre sentiment !

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Le Tueur Des Rails

Montréal, le 25 août 2010 : L’histoire d’un improbable couple : un jeune homme ayant grandi avec la culpabilité de la disparition de son frère cadet et une jeune femme troublée par la mort de sa mère alors qu’elle n’était qu’une gamine. Ils captureront le Tueur des rails, qui les obligera à unir leurs forces, parce qu’ils veulent connaître la vérité, parce qu’ils veulent comprendre. Mais qu’y a-t-il à comprendre dans les agissements d’un monstre? Mais tout bien considéré, est-il vraiment un monstre? Ou est-il plutôt lui-même la victime d’un monde cruel? Son histoire est liée à une maladie millénaire trouvant son origine dans l’Égypte des pharaons et refaisant surface pendant la Seconde Guerre mondiale par la faute de scientifiques du régime nazi.

« Certains tuent par nécessité, que ce soit pour assouvir l’instinct pervers du prédateur ou du dominateur, soit en raison d’une impulsion de survie illusoire qui remonte à des millénaires et qui continue à les animer. D’autres tuent pour dissimuler la honte de crimes sexuels violents perpétrés sous l’extrême virulence de leurs désirs. Certains tuent simplement par autodéfense, pour se protéger d’une menace pressante. Enfin, d’autres tuent par pur plaisir; ceux-là sont des monstres dépravés et sans scrupules. Ce n’est pas mon cas. Je tue à cause de la mémoire, à cause de cette horrible mémoire qui m’anime et qui me retient prisonnier d’un passé irréversible.

« La mémoire du tueur est la raison pour laquelle j’ai pris toutes ces vies, les unes après les autres, sans distinction sociale, raciale, linguistique, sexuelle ou humaine.

« J’avais neuf ans au moment où les choses ont changé à jamais…, lorsque ma vie, jusqu’alors paisible, devint infernale. »

Sylvain Johnson a découvert la littérature grâce à sa mère. D’une santé fragile durant son enfance, il s’est laissé bercer par l’imaginaire et la création et s’est réfugié dans un univers où il pouvait évoluer sans crainte. Son imagination aura été aiguisée par son frère Daniel, aux talents multiples et aux aventures enrichissantes et passionnantes.

Originaire de Montréal – ayant vécu à Sainte-Thècle en Mauricie pour poursuivre des études au Cégep de Shawinigan et un court séjour à l’Université de Trois-Rivières.

Réside aujourd’hui à Laval et au Maine.

Site web de l’écrivain : www.sylvainjohnson.com

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La Promesse des Ténèbres

Dans ce roman, Maxime Chattam nous propose de relier l’histoire de son héros fétiche Joshua Brolin avec celle de son acolyte de la trilogie du mal, Annabel O’Donnel.

En effet, lors de l’apparition de la belle flic originaire de New-York au côté de Brolin, nous avions pu apprendre qu’elle était à la recherche de son mari, Brady, disparu dans des circonstances étranges quelques mois auparavant. Contrairement aux doutes que nous pouvions avoir, cette affaire n’était nullement résolue au cours de la trilogie, ni même vraiment abordé.

En fait, Chattam nous prévoyait carrément un roman complet pour résoudre ce mystère ! Une sorte de Spin off (s’emploie pour parler des livres ou séries crées autour d’un personnage différent de l’oeuvre originale) où nous découvrons la vie d’Annabel qui n’est ici qu’un personnage « secondaire ». Le protagoniste majeur étant le principal intéressé : Brady O’Donnel.

Ce livre est une véritable descente aux enfers ! On assiste à une sorte de suicide professionnel, social, moral du personnage qui, en tant que journaliste free lance débute une enquête sur l’univers de l’industrie du porno dans ces travers les plus noirs. Dans le sillage de la belle Ruby, il découvre une ville sous la ville, un monde où toutes les règles sont dictées par des promesses obscures.

A travers ces pages, on s’aperçoit que tout semble tirer Brady vers le bas. Ses rencontres, ses découvertes, ses relations humaines, les lieux qu’il est amené à visiter… En bon lecteur, nous prenons plaisir à nous engouffrer dans ce monde ténébreux en sachant que nous en sortirons en refermant le livre.Pour le journaliste, il s’agit d’un voyage inéluctable dont les pas sont guidés par un Maxime Chattam très en forme qui prend un plaisir presque malsain à creuser toujours plus profond pour sonder l’âme humaine et ses recoins honteux.

La galerie de personnages rencontrés prend tout son sens face à un homme aussi « normal » qu’ O’Donnel. Ils prennent tous une signification spéciale, comme s’ils incarnaient chacun un traits négatif de l’être humain. La violence, la misanthropie, l’avarice, l’appât du gain, la manipulation, la trahison, l’ignorance, la haine… Autant d’ingrédients glauques qui salissent le lecteur à travers ce héros qui tentent de lutter contre la gangrène qui le ronge.

Personnages et  scénario cohabitent avec un naturel presque effrayant de réalité. Un très bon Chattam que les fans ne peuvent laisser de côté. Pour les novices, un très bon roman pour débuter avec cet auteur, mais je vous conseille de commencer avec la trilogie du mal pour profiter de la chronologie instituée par l’auteur.

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Les Conjurés de la Pierre

Avant tout, il faut savoir, que David Morrell est le créateur du personnage de Rambo. Voila maintenant que c’est dit, et que vous soyez fan des films ou non, ne jugez pas trop vite ce livre car Les Conjurés de la Pierre est un très bon livre…

Il ne s’agit pas d’un livre de guerre et de tueries mais l’idée d’espionnage, d’infiltration et de discretion est tellement présente qu’on ne peut pas totalement occulter le personnage célèbre créé par Morrell. Le héros de ce livre, Drew, peu rappeler John Rambo de part sa solitude et son professionnalisme dans son métier… Voila, j’arrête avec les comparaisons, passons au livre en lui-même.

L’idée de base du scénario m’a tout de suite conquise. La quatrième de couverture vous laisse juste assez de suspens pour vous obliger à lire les quelques pages du début. Si l’histoire devient plus traditionnelle au fil des chapitres, la première moitié à elle seule devrait vous pousser à essayer ce livre. L’idée de base la voici : Un homme mystérieux cherche à fuir son passé en se réfugiant pour le reste de sa vie dans un monastère du Vermont. Quel est son passé ? On ne le sait pas. Mais une nuit, un commando exécute de manière très discrète tous les moines du lieu saint. Tous, sauf un… Pourquoi ? Comment ? Découvrez le en lisant ce roman.

Entre parenthèse, pour ceux qui craignent un livre anti clérical, rassurez- vous, il ne s’agit pas d’une critiques de l’Eglise, mais seulement de faire évoluer des personnages dans un contexte secret.

Le protagoniste Drew incarne bien l’homme torturé par un passé qu’il veut oublier, et un présent qui l’oblige à se battre pour ses convictions, non pas religieuses, mais bien personnelles.

Au final, l’histoire se tient parfaitement avec un début excellent et on avale sans problème les presque 600 pages de David Morrell.

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Rainbow Six

rainbow_sixDeux tomes de plus de 600 pages, ça ne vous fait pas peur ? Ca tombe plutôt bien parce que pour la suite des aventures de John Clark, Tom Clancy a décidé de faire tant dans la qualité que dans la quantité. Suite de Sur Ordre, et de Danger immédiat, Rainbow six met une nouvelle fois en scène le personnage interprété par Harrison Ford au cinéma.

Après le Liban, l’Irak, la Russie et tous les pays infiltrés par Clark et son fidèle second et gendre Domingo Chavez, celui qu’on surnomme Rainbow six décide de créer une unité d’action antiterroriste internationale. Les meilleurs hommes de tous les continents pour les meilleures postes : assaut, reconnaissance, déminage, pilotage, négociation…

La Suisse, puis l’Autriche, et enfin l’Espagne nécessitent l’intervention du groupe. Les succès s’enchaînent, mais un doute plane au dessus de toutes ses attaques… Qui réveille ses groupes terroristes terrés depuis des années ? Qui est réellement Popov, l’ancien membre du KGB ? Et le danger réel ne réside t-il pas dans ce laboratoire qui test en secret un virus mortel… A terme, il ne s’agira pas de sauver les clients d’une banque, ou les touristes venus à Worldpark mais bien le monde entier….

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Tom Clancy

Suspense, action, stratégie, scénario ficelé à la perfection, et vocabulaire à la portée de tous malgré la précision des détails… Woaw ! Tom Clancy nous offre la possibilité d’entrer au cœur de la vie d’agent secret ainsi qu’a cœur d’un complot d’ampleur international.

Exit les James Bond qui se tapent tout ce qui bouge et qui slaloment entre les balles. L’auteur nous livre du vrai, du réaliste. Une vie de famille, une âme et un caractère pour chacun des nombreux personnages. La population élevée du roman ne brouille pas les pistes, chaque personne étant présenté au fur et à mesure de son apparition.

La complexité du scénario, du matériel utilisé, de tous les personnages sont disséminés avec parcimonie tout au long de ces deux tomes pour arriver à un final complet et clair. Les armes sont nommées mais décrites seulement si nécessaire.

La vision des deux camps qu’a le lecteur le met dans la peau d’un agent secret, savoir ce qui se trame sans pouvoir prévenir qui que ce soit.

Tom Clancy était connu pour ouvrir les portes d’un univers inconnu du grand public avec des mots aisés et des scénarios dignes des plus grands, Rainbow 6 en est le parfait exemple. Indispensable pour les amateurs du genre.

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Prédateurs

predateursCraig Frewin, le lieutenant de la police militaire, est confronté à un meurtre hors du commun à la veille d’une guerre. Lieu, mise en scène, mutilations… S’il veut trouver son coupable, il va devoir jongler entre enquête et assaut. Car le psychopathe n’a pas fini de tuer et il va petit à petit les décimer un par un… L’ennemi a-t-il infiltré l’un de ses hommes ? Frewin va faire parler le « langage du sang » et tout faire pour remonter jusqu’à lui…

Maxime Chattam nous emmène une fois de plus dans un univers qu’il arrive à construire de A à Z. Il crée une guerre sans nom, dans un pays inconnu, contre un ennemi non identifié… En tout cas par le lecteur puisque les personnages eux savent exactement où ils se trouvent et contre qui ils se battent. Ce choix de l’auteur réside simplement dans l’idée de ne pas « perdre » le lecteur dans des détails finalement inutiles. L’une des guerres mondiales ? Probablement, ou peut-être le Vietnam… Aucune importance. Pour Chattam, il s’agissait juste d’installer la scène dans un contexte ultra original et tendu pour que la pression soit constante sur les personnages et celui qui tient le livre. Et ça marche !

L’auteur reprend aussi l’un des ingrédients importants qu’il aime ajouter à ses histoires : un personnage principal charismatique, parce que torturé. Et dans ce registre, Craig Frewin en impose largement à l’instar de Joshua Brolin dans la Trilogie du Mal.

Du côté du scénario, je n’ai même pas besoin de m’étendre pour vous dire que les meurtres, l’enquête et les personnages sont tissés à la perfection. Chattam s’amuse à perdre protagonistes et lecteurs sur des fausses pistes (ou pas…) et reconstitue doucement le puzzle pour une fin très réussie. Une fois de plus, il n’hésite pas à sacrifier des personnages au profit du scénario et de l’émotion.

Jetez-vous dessus !

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Personne n’y echappera

La découverte de 24 corps dans le sable enneigé d’un chantier d’autoroute plonge le New Hampshire dans une tourmente inédite.

A qui attripersonne-ny-echapperabuer ces morts ? Une secte ? Un suicide de masse ? Ou un règlement de compte incroyable ? Personne ne réclame les corps, aucune famille affolée ne vient crier au scandale !

Parallèlement, Frank Franklin, 29 ans, prend un nouveau poste de professeur de littérature au Durrisdeer College… Un bâtiment qui jouxte l’autoroute…Quel est le lien ?

Il est difficile d’entrer dans les détails de ce livre sans vous livrer d’indices qui vous gâcheraient l’intrigue. Je ne vais donc pas m’aventurer sur ce terrain là !

Cependant, je peux me permettre de vous parler des personnages sans pour autant faire de bourdes. Le protagoniste de l’histoire, Frank Franklin est assez simple pour permettre à tous lecteurs de s’identifier, et Dieu sait que dans un thriller, c’est agréable ! Le jeu de dupe dans lequel il est jeté est simplement génial ! Les élèves, le doyen Emerson, sa fille et sa femme, les professeurs, Sheridan… Tous ces gens vont jalonner le récit et apporter une dimension à l’histoire.

Image L’attrait principale du roman vient du fait que les personnages sont simples, abordables, très crédibles, et que pourtant, le scénario et les rebondissements finaux vous sautent au visage en fin de livre. Ce mélange donne une impression de réalité prenante et crispante. L’atmosphère hivernale dans lequel tout ce petit monde évolue rajoute à la tension.

Et que dire du personnage de Ben O. Boz….Rien, je vous laisse découvrir…

J’ai déjà l’impression d’en avoir trop dit !!

Pour résumé, ne vous fiez pas à l’aspect « tranquille » et « parfois » banal du récit, Romain Sardou cherche à vous endormir pour mieux vous faire frémir en temps voulu ! Tout est maitrisé et parfaitement orchestrer.

Même si je n’aime pas les comparaisons, Sardou et Maxime Chattam ont un style commun qui promet un avenir doré au thriller français.

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Mr. X

mr. xNed Dunstan est un homme pas comme les autres. Et lorsqu’une sensation inconnue lui fait sentir que sa mère est en train de rendre l’âme, il décide de retourner dans sa ville natale pour lui faire ses adieux. De rencontres bizarres en découvertes macabres, de secrets de famille en révélations impossible, Ned va tout découvrir de ses origines, et de son futur, et pourquoi sa famille est si spéciale.

Un premier conseil pour ce livre, lisez le assez rapidement. La profondeur et le caractère de tous les personnages et de l’histoire risque de se mélanger dans votre tête si vous prenez trop votre temps (et je sais de quoi je parle !) et vous l’apprécierez d’autant plus.

Pour ce qui est de la qualité, il va falloir me faire confiance parce que si vous êtes du genre à ouvrir un livre à n’importe quelle page pour voir si vous accrochez, ça risque de coincer. C’est un roman qu’il faut prendre dans l’ordre et lire tranquillement. Pour en appréciez les rebondissements. Vous allez me dire que vous lisez rarement un livre en commençant par la fin… C’est sûr ! Mais pas de précipitations, dégustez-le !

Pour ce qui est de la qualité, Peter Straub est vraiment très agréable à lire, ses métaphores, ses comparaisons sont profondes mais toujours très pertinentes, ce qui rend la lecture très fluide. On approche même souvent de la poésie « un arc de cercle musical s’écoula du pavillon de son instrument et s’éleva dans l’air et s’y imprima » rendant les descriptions très précises sans être lourdes. Rien n’est simple, rien ne semble être là par hasard, tout parait avoir un impact sous la plume de l’auteur.

straubA vrai dire, que ce soit l’histoire, les personnages (tous les personnages), la forme d’écriture, tout ! Tout est complexe ! Attention, pas compliqué, mais complexe, c’est-à-dire très recherché. Quand on commence à lire Mr. X, on entre dans un monde entièrement crée par Straub.

En fait, le lecteur évolue dans le livre comme le héros dans son histoire. On atterri là, comme un cheveu dans la soupe. On suit Ned Dunstan comme si nous étions des amis à qui il raconterait son histoire. Tout le roman raconté à la première personne, les apartés du héros pour le lecteur, tout est fait pour nous impliquer.

Et Mr. X ? Me direz- vous. Et bien le mystérieux Mr. X prend la parole à chaque début de chapitre intitulé Mr. X et vous enfonce un peu plus dans l’incompréhension. Qui est-il ? Là est toute la question ! Toutes les possibilités sont abordées.

Sur un fond de Lovecraft, Straub tisse une histoire complète et complexe avec des personnages tous très poussés et impliqués.

Quand vous commencez ce livre, dites vous que rien n’est là par hasard et que tout est une raison de douter, jusqu’à l’ultime phrase…

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Maléfices

malefices1Le dernier volume de la trilogie de Joshua Brolin. C’est triste, je sais, mais toutes les bonnes choses ont une fin et c’est pour ça qu’elles prennent encore plus d’importances à nos yeux.

Un employé de l’environnement est retrouvé mort, le visage horrifié. Des femmes disparaissent pendant le sommeil de leur époux. Une épidémie se répand à Portland. Des araignées semblent envahir la ville. Joshua, toujours détective, se mêle à l’affaire quand il apprend que l’employé de l’environnement n’est autre que le frère de Larry Salhindro, son ancien coéquipier. Annabel O’Donnel venue passer quelques jours chez son ami de Portland est aussi de la partie… Une nouvelle enquête incroyable se profile.

Retour en Oregon. Retour de Larry Salhindro et de Lloyd Meats et son équipe. Et arrivée de Saphir, le chien que Brolin a adopté dans In Tenebris.

Je ne vais pas m’attarder une troisième fois sur ces personnages très bien en place et qui resteront pour moi certains des meilleurs héros de roman qu’il m’est été donné de suivre.

Le scénario également ne déroge pas à la règle des deux autres tomes. Enormément de culot pour Chattam qui assume parfaitement un troisième et dernier tome en mettant en scène un tueur astucieux et original. Son identité, son système, et tout ce qui le concerne sont des pépites que l’auteur nous à habitué à admirer au cours des ses romans.

On sent que Maxime Chattam a puisé ses informations auprès de professionnels et qu’il s’en sert sans prétention pour guider le lecteur et orner son scénario de vérité et mettre un point finale à une trilogie fantastique. Image

Je ne m’attarde pas trop sur le scénario ou les personnages. Lisez-le, c’est tout ! Un superbe travail qui mérite un succès international et qui peut faire trembler tous les grands noms que nous avons l’habitude de publier ici. Un grand nom est né à travers ses pages et il est français. C’est Maxime Chattam.

A noter que l’ultime Post- Scriptum de l’auteur finalise parfaitement son œuvre. Un grand Bravo.

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