Archives pour la catégorie Horreur

Cabale

Clive Barker, un nouvel auteur sur le site. Pourtant cet homme a à son actif plusieurs projets qui vous feront sûrement dresser l’oreille, au cinéma d’abord « Eraser Head » en 1987, et « Candy Man » en 1992 et en littérature avec « Livres de Sang ou les contes macabres »… Bref Barker n’en est pas son premier coup d’essai. Cabale n’est peut-être pas le meilleur exemple des talents développés par cet auteur mais reste tout de même un livre très agréable.

Les personnages principaux, Boone et Decker, s’avèrent très intéressants dans leurs évolutions respectives et la panoplie des sentiments qui les tiraillent. L’un, Boone, est torturé, faible de corps et d’esprit et instable. L’autre, son psy est un homme plein de secrets et le contraire total de son patient.

Incarnant tour à tour les symboles du Mal et du Bien à travers deux styles différents, ces deux hommes portent le livre à eux seuls. Passant de dominant à dominé plusieurs fois au cours de l’histoire. Je ne peux pas trop développer leurs rôles car les surprises les concernant font tout l’intérêt du livre… Mais rien que pour ces deux personnages, Cabale vaut le coup.

Au milieu d’eux, il est vrai que le personnage féminin central, Lori, parait un peu fade. On passe une partie du livre à la suivre sur les traces de Boone, son petit ami, et même si l’intérêt reste présent, le tout est plutôt poussif. Sans conteste, les chapitres concernant les deux hommes ont un rythme plus soutenu, les personnages attirent l’attention et tiennent le lecteur en haleine. Ce contraste dessert bien évidemment le livre qui alterne du coup le bon et le moins bon.

L’histoire générale peut sembler « brouillon » car Barker ne pose pas assez le décor dès le début malgré une première scène très réussie. Pourtant, en abordant le livre avec un esprit ouvert, le résultat final est plutôt positif. La frustration vient du fait que les carences en informations auraient pu être comblées si le livre avait été plus long. Ici, 312 pages ne suffisent pas.

Pour ce qui est de l’écriture, la forme est très agréable. Barker redouble d’originalité pour décrire des choses banales. Je ne peux résister à l’envie de vous faire partager La description incontournable en littérature : le levée de soleil.« Le soleil leur fit un numéro de strip-tease en se levant, dissimulant son éclat sous un voile de nuages, puis jetant ses lambeaux un par un. » Simple, explicite et original. Ca résume bien ce livre.

Cette critique peut paraître négative, mais détrompez vous, j’ai passé un bon moment à travers ces 312 pages. Deux énormes personnages, et le tout se lit vite, facilement et réserve pas mal de surprises intéressantes et originales.

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Descendance

James Falcon est un spécialiste des Strigoï, les vampires. Durant la Seconde Guerre mondiale, cet américain est contacté par le contre-espionnage de son pays pour partir pour l’Europe où des évènements sanglants laissent à penser que des Strigoï ont rejoint les rangs nazis. Les résistants tombent sans que personne n’arrive à stopper ce massacre. Falcon rencontre le plus puissant d’entre eux, Dorin Duca. Malgré la fuite de ce dernier, l’américain réussit à éliminer la menace vampire. Pourtant, quatorze ans plus tard, une nouvelle mission l’envoie cette fois en Angleterre… Des massacres similaires l’y attendent.

À l’instar de BloodSilver, ce roman tente de mettre l’Histoire au service de la littérature fantastique… Ou peut-être l’inverse.

Sans être le meilleur roman de cet auteur qui m’est cher, Descendance prend un parti intéressant. Le terrain de jeux est donc l’Europe et la situation dramatique permet à Masterton d’installer ses vampires avec facilité. Les massacres engendrés à cette époque lui donnent la possibilité de cacher les crimes des vampires. Plutôt malin.

Si le scénario est en place et marche bien, les personnages sont un peu trop « moyens ». James Falcon tire son épingle du jeu, mais son ennemi Dorin Duca est très (trop ?) effacé et n’intervient que trop rarement pour qu’on puisse le détester ou tomber sous son charme, en tout cas, comprendre la haine que ressent le protagoniste. Le personnage de Jill est plus présent, mais elle disparaît un bon moment pour revenir ensuite… Bref, il y a une sorte de manque général sur tout ce petit monde.

Lié ou pas, ce paramètre peut donner l’impression que le livre ne décolle pas. On attend que Dorin Duca intervienne vraiment, qu’un évènement chamboule tout… Celui-ci arrive peut-être, mais trop tardivement. Cela n’empêche que cette histoire reste agréable à lire. Ce n’est pas son meilleur roman, mais ça reste du Graham Masterton.

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Les Gardiens de la Porte

Vétérinaire aux Etats- Unis, Josh et sa femme Nancy vivent tranquillement jusqu’au jour où ils reçoivent un coup de téléphone de Londres apprenant à Josh que sa sœur Julia a été retrouvée morte éviscérée et flottant dans la Tamise. Sans attendre, le couple prend le premier avion pour Londres. Les informations que veut bien leur transmettre le sergent Indira Paul les informent que Julia a été victime d’un tueur en série.

Rapidement, Josh est témoin de phénomènes étranges. Une comptine étrange chantée par une vielle femme les met sur une piste pour le moins inattendue. Josh, qui voulait seulement rapatrier le corps de sa défunte sœur, se retrouve à naviguer d’un Londres à l’autre, à la poursuite d’un meurtrier qui tue dans un monde pour fuir dans l’autre…

Le lecteur est tout de suite dans le bain et la lecture est à la portée de tous. Ce livre, souvent classé en « Terreur », pourrait très bien être rangé à côté des polars et des thrillers dans le sens où il n’y a pas d‘effusion de sang à chaque détour de pages. Il s’agit seulement de notre univers, plus un petit quelque chose d’indéfinissable qui nous empêche de nous ennuyer une seconde. L’originalité du scénario donne un rythme incessant à l’Histoire, rebondissant d’informations en informations.

Masterton arrive à créer un Londres effrayant, étouffant où la fuite est perpétuelle et la mort est omniprésente, symbolisée par le règne d’hommes cagoulés surnommés les « gardiens de la porte ». Un Londres resté moyenâgeux par rapport au Londres de Josh, à notre Londres, à cause d’un déroulement différent de l’Histoire.

Un livre parfait pour commencer avec Graham Masterton qui vous mènera sans aucun doute à vous jetez sur les autres.

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Salles Obscures

Le hasard conduit le protagoniste de ce livre dans une vieille salle de cinéma. Le film qui y est projeté est tellement fascinant et si étrange qu’il bouleversera petit à petit sa vie. Fait de coupes a priori aléatoires, d’images superposées, de successions de personnages et de scènes étranges, « Gorge Perforée » n’est pas un film comme les autres.

Attention, Livre spé !!

Voici un roman que David Lynch ne pourrait pas renier tant il est à part. D’après mon expérience personnelle de lecture, c’est un peu un OVNI, un livre que l’on achète sans trop savoir pourquoi. Parce que la couverture est sympa ? Parce que le résumé est attractif ? Parce que les quelques pages lues semblaient intéressantes ? Parce que j’avais un bon feeling général ? Oui, c’est un peu tout ça. Et étant friand, des histoires un peu vampiriques ou de ce genre, le petit résumé de la 4ème de couv’ qui disait « Le cinéma prend vie dans les ténèbres, tout comme les vampires… » m’a de suite séduit.

Alors quitte à en dire trop, ces quelques mots sont à la limites de la publicité mensongère parce qu’il ne s’agit pas du tout, du tout de vampires !! D’où la surprise, la BONNE surprise, de ce livre.

Il s’agit simplement (et si j’ai bien compris…) du pouvoir d’un film sur les spectateurs initiés. Le héros est si bouleversé que sa vie change positivement. Ses rapports humains, professionnels, et surtout sexuels, et c’est là que réside la noirceur de ce livre. Mais chuuut, cette fois je me tais.

Concernant l’écriture, alors là, chapeau bas. Très très peu de dialogues au cours de ces 244 pages. Ca peut peser lourd mais encore une fois l’étrangeté du sujet nous laisse parcourir les pages sans peine. Le style est superbe, les figures de style maniées avec brio et on se demande même comment Tim Lucas peut encore rester si confidentiel.

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La Maison Enragée

Un recueil de nouvelles écrit de la main d’un des plus vieux et plus prolifiques auteurs américains, ça se fête… Ou pas ! Pour un lecteur comme moi, ce fut une grosse déception. Analysons rapidement le pourquoi du comment.

Une nouvelle est toujours compliquée à écrire puisqu’il faut tout dire en moins de pages. C’est dit ! Maintenant, j’ai vraiment, vraiment eu l’impression que dans ce receuil Matheson n’avait pas grand chose à dire. Sur les 7 histoires présentes dans ces pages, il n’y en a guère que 2 ou 3 « acceptables ».

La Maison Enragée, la nouvelle éponyme, se laisse lire assez facilement car elle installe assez rapidement una amosphère pesante et malsaine qui se conclut bien. Le personnage principal pose immédiatement le décors et le ton du scénario.

Une bonnes parties des autres nouvelles se déroulent dans le futur et là, grosse boulette. On ne sait pas trop quand, quoi, pourquoi. Le temps de se mettre dans l’histoire, elle est déjà finie. Matheson est obligé de développer les évènements sans même connaitre l’univers et les raisons qui poussent le héros à agir ainsi. Le contexte étant inconnu, les raisons qui poussent les personnages à agir sont floues et assez inexplicables. Pas de tenant, ni d’aboutissant. La première nouvelle résume bien toutes les autres du même style…

Je n’ai même pas envie de m’étendre plus que nécessaire.

Note cinglante et réminiscence de « Je Suis Une Légende » pour me rassurer.

Pardon Richard !!!!!

Némésis

Dnemesis-hudsonans la petite ville de Hinkston, les jours paisibles semblent révolus. Depuis peu, une série de meurtres atroces et inexpliqués déchirent la tranquillité de la bourgade anglaise. Sue et John Hacket sombrent dans le chaos lorsqu’ils retrouvent leur petite fille sauvagement mutilée et violée et que leur couple vole en éclat.

Grâce au titre, à la couverture, à la quatrième de couverture et au début plutôt prometteur, Shaun Hutson réussit à nous faire pénétrer son monde impitoyable avec délectation et impatience. L’introduction en forme de rappelle historique pour donner de la profondeur dans le récit actuel nous plonge dans une attente que malheureusement la suite du livre ne comble pas.

On en peut pas dire que le roman soit ennuyeux pourtant la chute est très décevante. Le pourquoi du comment, la conclusion, la morale de l’histoire, et le rapport avec le début, rien n’est vraiment traité et achevé. Alors qu’il me restait qu’une quinzaine de pages à lire, je me demandais comment l’auteur allait pouvoir conclure son histoire tant tout semblait encore à faire dans une si mince épaisseur de pages. Et j’ai vite compris ! Je serai prêt à parier que la maison d’édition lui mettait le feu aux fesses pour respecter les délais. En tout cas, j’espère pour lui !

La conclusion est d’autant plus décevante que les deux personnages principaux sont vraiment agréables à suivre. Leur déchirement, l’évolution des doutes de John, la folie naissante de Sue, la culpabilité de l’un exacerbée par la schizophrénie de l’autre, et l’apparition à point nommé de Curtis… La chute n’en est que plus douloureuse. Il y a aussi le personnage de Mills et ses adieux à la scène qui sont… à oublier. Tout comme les élèves mystérieux et spéciaux de John. Au final, on en entend plus parler. Aux oubliettes ! On attendrait presque une suite qui permettrait de tout conclure en beauté.

ATTENTION SPOILER !

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Le Visage Du Mal

le_visage_du_malAu départ l’histoire m’a parut plutôt attirante. Une famille prend un individu en stop lors d’une grosse tempête de neige. Après seulement quelques minutes, le malaise instauré par la présence de Brand et ces propos un peu déplacés obligent Dan, Megan et Nikki à jeter le visiteur hors de la voiture. Brand déclare pourtant qu’il ne veut qu’un peu de leur temps. Leur refus va leur attirer les foudres de cet homme mystérieux.

Dès lors, Brand ne va plus quitter les pensées de chacun. Et un à un les membres de cette petite familles vont être hantés par le remord, la colère ou le désir provoqué par une force surnaturelle.

Comme il y a un début à tout, voici ma première critique négative. J’aime à penser que je suis un lecteur pas trop difficile à contenter et qu’il en faut beaucoup pour me décevoir, mais aujourd’hui, je crois n’avoir eu aucun plaisir à lire ce roman.

Je partais pourtant avec les meilleures intentions… Je vous préviens tout de suite que le reste de la critique risque de vous dévoiler toute l’histoire mais il faut bien que j’argument tout cela.

Tout d’abord, le problème réside dans la fait que l’histoire ne semble jamais vraiment commencer. On patauge un peu, ça démarre, sans vraiment décoller. Ca se traduit entre autre par la répétition de certaines scènes. On lit et relit par exemple les pensées d’adolescente de Nikki qui aime son petit ami Jazz, puis qui l’ignore puis qui l’aime encore. Ensuite, on ne comprend pas cette réaction sans limite de Brand qui sans raison, se met à torturer psychologiquement puis physiquement la famille de Dan. On peut considérer que c’est gratuit et qu’il est seulement fou, mais on comprend très vite que cet homme n’est pas humain, et qu’il possède des pouvoirs. Mais d’où vient-il ? D’où viennent ces pouvoirs ? Que signifient ces traces laissées dans la neige ? Aucun explication, rien ! Cela pourrait avoir son charme, mais personnellement, je ne suis pas du tout rentré dedans. Puis Brand s’en prend aux voisins de la famille, les Wilkinson, des voisins inconnus qui font leur apparitions juste pour mourir assassiné par Brand, chez eux sans aucune raison.

tim_lebbonOn appréciera la façon dont l’auteur nous fait vivre tour à tour dans la journée les étapes de l’emprise de Brand sur chacun des membres de la famille. Dan est obsédé par la protection de sa famille, et le circuit psychologique qu’il suit est assez agréable et bien monté. Il devient violent, courageux, voire même fou. En revanche, vue de Nikki, on croirait lire un mauvais remake de Scream, avec la fête d’étudiant dans une grande maison, et l’attrait sexuelle qu’elle éprouve pour l’inconnu. C’est simplement fade. Megan quant à elle devient également un peu folle et s’enferme complètement dans sa croyance pour Dieu. Elle devient maniaque et lutte contre les insectes qui envahissent la maison, et les animaux qui semblent l’observer.

A vous de juger…

On comprend qu’à travers Brand, l’auteur souhaite attaquer le lecteur pour l’impliquer dans la livre. Le méchant du livre s’appuie sur les hontes cachées des personnages pour les dominer. L’idée est très bonne, mais l’impression qui reste est que la forme n’est pas à la hauteur du fonds.`

La fin complète le tout avec un dernier combat dans la chambre de Nikki qui m’a totalement déçu. Des éléments inexpliqués, inexplicables et qui ne donnent qu’une envie : finir les deux dernières pages.

Si l’un d’entre vous lit se livre et peu me sortir de ma déception en m’expliquant, entre autre, ce que signifie ce livre que Dan tient sur ces genoux à la toute fin de l’histoire… J’ai peut-être bâclé la fin du livre.

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Le Portrait du Mal

le_portrait_du_malVoilà l’œuvre de Graham Masterton considéré par la presse et par ses pairs comme un chef d’œuvre. Une incroyable variation du livre Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Vincent Pearson tient une galerie de tableau, et vient d’acquérir une œuvre pour le moins étrange. La toile représente douze personnages, de qualité médiocre, l’auteur, Waldegrave, est pourtant un homme connu pour son excentricité, son goût pour l’occultisme, et son amitié avec Oscar Wilde.

Dès son acquisition, la galerie reçoit la visite de Sybil  Vane, étrange et belle femme apparemment obnubilée par ce tableau démoniaque.L’enquête menée par Pearson révèle un lien étroit et étrange entre cette toile et une série de meurtre qui défraie la chronique depuis quelques mois en Nouvelle- Angleterre.

Il n’y a pas plus bel hommage que celui rendu à Wilde par Masterton. Il parvient à faire un « remake » plébiscité par les professionnels d’un classique, d’un monument de la littérature en osant l’insérer subrepticement dans l’histoire.  Imaginé Stephen King, réécrire Lovecraft en lui faisant faire une apparition dans l’histoire… Faut oser ! Et il l’a fait, avec brio.

graham_masterton2En plus de cela, on peut compter sur les caractéristiques inhérentes à Masterton. Implication dans l’histoire dès la première page, dès les premières lignes, jugé plutôt : « Dès qu’il la vit sous les vit sous les tilleuls, le pouce levé (…) Il sut qu’elle serait la victime idéale. » Pas le temps d’être bien installé, que vous devez déjà être prêt à vous faire aspirer dans le tourbillon de l’imagination de l’auteur. Que dire de plus ? Le scénario est évidemment bétonné, les personnages captivants, et la fin à la hauteur du reste.

Les fans commettront un blasphème à ne pas lire cette œuvre, et les puceaux de Masterton seront brûlés sur un bûcher. Je l’ai sûrement déjà dit pour d’autres de ses livres, mais c’est un incontournable… je lui met donc 4/5 :

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La Maison des Damnés

La_maison_des_damnesPrenez une maison hantée. Vous vous dites « c’est du déjà vu » de nos jours, mais imaginez un écrivain qui écrit ça à la fin des années 60 ! En 1971 est publié Hell House, la maison des damnés en français, un véritable succès tant par son scénario que par sa fin originale.

Un milliardaire mourant fait appel à un groupe de scientifique dont le chef est reconnu pour ses théories de vie après la mort. Belasco, le propriétaire, souhaite savoir si son âme survivra dans la demeure maudite après sa mort charnelle.

Les murs de la maison se font les échos des orgies et des crimes qui ont eu lieu 30 ans auparavant. Aucuns des scientifiques n’est épargné, chacun subit les effets néfastes des esprits malsains qui hantent cette maison. Hallucinations visuelles, auditives, et possessions commencent à être le lot quotidien du parapsychologue et de ses collègues.
Voila un livre glauque d’un bout à l’autre, et ce n’est pas pour nous déplaire. Le titre du chapitre « 18 décembre 15h17 ».  Tout commence par une phrase qui fait toujours son petit effet « Depuis 5 heures ce matin là, il pleuvait à verse… » Le décors est planté, les personnages font leur entrée.

On apprécie la structure du livre montée comme un carnet de bord. Chaque partie importante est précédée par l’heure de son déroulement comme si cette précision était un lien entre les étapes, et entre le lecteur et le livre. A tel heure on faisait tel chose, et ce n’est pas un hasard !

Les personnages sont très crédibles et presque effrayants, comme Fisher, mystérieux et odieux. Ce n’est pas une bande de jeune qui vient se faire peur dans une maison juste pour draguer des filles faisant des blagues pour vous mettre à l’aise. Ce sont des adultes, certains assez âgés, qui étudient le paranormal, et ils entrent dans cette maison en connaissant les dangers encourus. Nous ne sommes pas dans Scream, mais plutôt dans L’exorciste. a tension est permanente. Les personnages partagent tout de suite leur malaise, les odeurs nauséabondes, les fenêtres murées, les doutes immédiats, l’atmosphère lourde du Mal. Même la couverture inspire cela. Quand vous ouvrez le livre, vous ouvrez la porte de la maison Belasco. C’est à ce genre de plaisir que le lecteur sait s’il aime avoir peur. Incontournable.

Maintenant, vous êtes prévenus…

La Nuit des Salamandres

la_nuit_des_salamandresImmolation par le feu et air d’opéra. Meurtres ? Suicides ou rituels ? Lloyd Denman apprend que sa fiancée Célia vient de se suicider en se versant de l’essence sur le corps et en y mettant le feu. Un geste incompréhensible pour Lloyd mais tout prend un autre tournant lorsqu’il apprend que Marianna, l’une des meilleures amies de Célia, a été retrouvée morte brûlée vive. Puis c’est un bus entier qui fini dans les flammes, avec tous les passagers.

Enfin, au détour d’une rue, Lloyd croit l’apercevoir, toujours aussi belle, mais différente. A partir de ce moment, il sait que quelque chose ne tourne pas rond, et c’est sur un air d’opéra de Wagner que Denman va devoir se battre contre de terribles ennemis.

Lisez les quatre premières lignes… Voila, vous êtes dedans. Pas détournements, pas de fioritures, Masterton nous met, comme à son habitude, dans le bain, tout de suite. Et on adore ça !

Encore un personnage commun, un restaurateur de la baie de La Jolla, Denman, Original Fish Depot, qui va être transporté dans un aventure hors du commun. Lloyd est un personnage très attachant, avec qui nous vivons son récent veuvage. On peut le voir tirailler entre désespoir, colère, incompréhension. Et à mesure, qu’il engrange les incroyables indices de tous ces décès, il déchiffre le complot dans des partitions méconnues d’un grand compositeur allemand du 19ème siècle, Richard Wagner.

graham_masterton2L’auteur s’attache souvent à faire de ses méchants des personnages très charismatiques, et Otto en est un bon exemple. Ce vieil homme, témoin de la grande guerre, possède des pouvoirs surnaturels, et est à l’origine de tous les morts récents… Et sa présence en Amérique va révéler des puissances inconnues…

Sans conteste, l’un des livres les plus originaux de Graham Masterton. Il arrive à mêler des éléments nouveaux pour nous tricoter une histoire béton. Un vrai bonheur pour tous les fans du genre.

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