Au début de ce roman, nous retrouvons le héros, Harrison Ambler, enfermé dans un hôpital psychiatrique top secret sur l’île de Parrish Island. La particularité de ce centre est qu’il renferme tous les vétérans de l’espionnage américain devenus fous. Pourtant notre homme sait qu’il n’a pas perdu la raison, et ce, même si tout le monde semble penser le contraire, même s’il ne reconnait pas son visage dans le miroir, même s’il est abruti par les médicaments…
Et c’est par la force de cette certitude qu’il risque sa vie pour s’évader, aidé par une infirmière du centre, seule personne paraissant croire les élucubrations du patient. C’est alors que commence une course pour la vérité sur son identité, sur les raisons de son enfermement et sur une question lancinante : pourquoi personne ne semble jamais avoir entendu parler d’Harrison Ambler ?
Pas mal de choses à dire sur ce roman. Plus que beaucoup d’autres du même genre littéraire, l’ Alerte Ambler possède des caractéristiques qui vont être appréciées par les uns et détestées par les autres. Personnellement, même en ayant aimé l’histoire, je reste parfois sur ma faim quant aux explications finales. L’utilisation à outrance de sigles connus et (surtout) peu connus a parfois réussi à me perdre… CIA, FME, SSG, NRA, AIEA, APL, DCI et j’en passe… Du chinois pour vous ? et bien justement, avec les noms des différents personnages venant du royaume du milieu, plus les noms des armes utilisées et l’ensemble des intervenants américains… Ouch !
Il peut arriver de lire une page avec un besoin irrépressible de revenir en arrière pour savoir qui est qui et SURTOUT qui est dans le camps de qui. Dans un livre d’espionnage, les trahisons, les doubles vestes sont monnaie courante.
Maintenant que je vous ai bien découragé d’entamer la lecture, je vais vous redonner goût à Robert Ludlum. Les fans de cet auteur ou de Tom Clancy par exemple, connaissent déjà ces « travers » qui obligent à deux choses : lire avec attention et lire en un laps de temps réduit.
Parce qu’une fois ces difficultés dépassées, le livre prend une envergure digne de l’auteur. Je vous rappelle qu’il s’agit du créateur des histoires de Jason Bourne (mort,
vengeance, mémoire dans la peau…). La construction du scénario, les interactions entre le passé et le présent du héros, ces doutes, ces capacités spéciales donnent une vraie énergie au personnage principale comme aux intervenants de passage. Caston, par exemple, est un personnage particulièrement intéressant à suivre tant par son rôle dans l’histoire que par son évolution géniale. Dans une moindre mesure, Laurel tire son épingle du jeu.
Vu le synopsis, on est en droit de se demander si le final est à la hauteur de nos espérances. Bon… J’ai surtout peur que les plus malins d’entre vous percent le mystère à jour un peu trop tôt. De mon côté, je n’y ai vu que du feu sans être totalement conquis par le clou du spectacle. Quoiqu’il en soit, ça marche, ça fonctionne, c’est prenant !
A vous de me dire votre sentiment !
