Une nouvelle trilogie est en train de voir le jour sous la plume de Fiona McIntosh : la trilogie des Valisar. Toujours peu en retard, seul le tome 1 est disponible par chez nous.

Pour introduire sa nouvelle épopée, l’auteur a basé son histoire sur un fait simple de son monde. Les Valisar sont une lignée de souverain de Penraven qui possède un pouvoir héréditaire de coercition. L’ennemi de la nation, Loethar le tyran de l’est, se lance alors dans une quête pour s’approprier ce pouvoir. D’après lui, le seul moyen serait de consommer le roi Brennus et ses descendants.

Vous entamerez ce roman, au moment où l’envahisseur anéanti l’une des armées du royaume et où le destin de Brennus emble scellé.

Soyons clairs ! Ceux qui ont aimés la première trilogie aimeront ce tome très très prometteur ! McIntosh reprend quelques ingrédients qui seront certainement quelques unes de ses marques de fabrique et nous offre une superbe histoire.

En premier lieu, Loethar qui est le méchant charismatique et impitoyable. Contrairement à Célimus de sa première trilogie, ce personnage central montre une facette bien plus humaine sous sa cruauté. Il constitue peut-être la pierre angulaire qui maintient le suspens sur les évènements. Célimus tuait à coup sûr, Loethar est réfléchi et joue une partie d’échec en parfait stratège. On dirait parfois que l’auteur à trancher la personnalité de Célimus pour en faire deux ici. Loethar donc, et Stracker, le frère du tyran. Un personnage uniquement cruel mais sans pouvoir politique ou militaire. Un simple bras droit avide de pouvoir… et de petits garçons.

Que ce soit avec Freath, Piven ou avec ses proches, Loethar fait montre d’une certaine, non pas pitié, mais ingéniosité qui le rend beaucoup plus insaisissable que Célimus. Le lecteur, voyeur des actions de tous les groupes de personnages, est même témoin de ses erreurs de jugement dès le début du roman amenant ainsi à saisir les failles de ce tyran et les ouvertures possibles pour les héros.

Ces failles qui permettent à Léo et Gavriel de passer entre les mailles du filet tendu par leur ennemi. Léo, prince puis nouveau Roi de Penraven, est contraint de quitter son pays sous la garde de Gavriel de Vis, tout deux récemment orphelins par la lame de Loethar. Leurs chapitres sont un bonheur pour nous, lecteur, tant leurs situations sont tendues et bien écrites.

Puis il y a le groupe des inconnus, les Investi, ces membre du peuple que la Nature a doté de pouvoir plus ou moins puissant…

Pour l’histoire en elle-même, même topo ! Les pages se tournent sans peine, les évènements se mettent en place petit à petit, les personnages affluent sans embrouiller le lecteur. Pour un premier tome, l’action est au rendez-vous. Le côté « présentation rébarbative » de l’univers est invisible. On appréciera la première partie du livre où les deux héros, Léo et Gavriel, se terrent dans le château mais CHUT ! Je n’en dis pas plus.

Bref, vous l’aurez compris, ce roman m’a emballé et j’attends la suite avec impatience. La multitude de personnages avec pourtant cette clarté propre à la protégée de Robin Hobb et ce scénario parfaitement ficelé en font une trilogie à ne pas manquer.