Craig Frewin, le lieutenant de la police militaire, est confronté à un meurtre hors du commun à la veille d’une guerre. Lieu, mise en scène, mutilations… S’il veut trouver son coupable, il va devoir jongler entre enquête et assaut. Car le psychopathe n’a pas fini de tuer et il va petit à petit les décimer un par un… L’ennemi a-t-il infiltré l’un de ses hommes ? Frewin va faire parler le « langage du sang » et tout faire pour remonter jusqu’à lui…
Maxime Chattam nous emmène une fois de plus dans un univers qu’il arrive à construire de A à Z. Il crée une guerre sans nom, dans un pays inconnu, contre un ennemi non identifié… En tout cas par le lecteur puisque les personnages eux savent exactement où ils se trouvent et contre qui ils se battent. Ce choix de l’auteur réside simplement dans l’idée de ne pas « perdre » le lecteur dans des détails finalement inutiles. L’une des guerres mondiales ? Probablement, ou peut-être le Vietnam… Aucune importance. Pour Chattam, il s’agissait juste d’installer la scène dans un contexte ultra original et tendu pour que la pression soit constante sur les personnages et celui qui tient le livre. Et ça marche !
L’auteur reprend aussi l’un des ingrédients importants qu’il aime ajouter à ses histoires : un personnage principal charismatique, parce que torturé. Et dans ce registre, Craig Frewin en impose largement à l’instar de Joshua Brolin dans la Trilogie du Mal.
Du côté du scénario, je n’ai même pas besoin de m’étendre pour vous dire que les meurtres, l’enquête et les personnages sont tissés à la perfection. Chattam s’amuse à perdre protagonistes et lecteurs sur des fausses pistes (ou pas…) et reconstitue doucement le puzzle pour une fin très réussie. Une fois de plus, il n’hésite pas à sacrifier des personnages au profit du scénario et de l’émotion.
Jetez-vous dessus !
