Nick décide de tout plaquer pour partir vivre un rêve au milieu des paysages paradisiaques australiens. À son arrivée, il loue un van et décide de partir au gré du vent. Il oublie cependant de suivre LA loi du pays, éviter de conduire la nuit. Pourquoi ? Pour éviter de finir avec un kangourou encastré dans le pare choc. Cette loi bafouée, la sanction tombe et Nick se retrouve bien malgré lui au milieu de nulle part, une voiture défoncée et un marsupial mort sur les bras. De cette situation naîtra la rencontre avec Angie, une fille made in Australia, robuste et nature que Nick prendra en auto-stop dès que sa voiture sera utilisable… À partir de là, rien n’ira plus pour l’américain du Maine…
Ce roman écrit à la 1re personne nous plonge directement au cœur d’une histoire entre humour et horreur. Toute la première partie où le héros fait « connaissance » avec le pays est présentée sous un jour drôle et relativement vulgaire qui ne prépare pas le lecteur à tomber dans le piège que Douglas Kennedy nous tend. Ainsi, tout comme Nick, nous tombons dans l’enfer d’une séquestration inattendue et surtout terrifiante. À partir de là, l’humour passe aux oubliettes et est remplacé par une atmosphère maladivement pesante où le lecteur ne peut se retenir de penser que l’expérience traumatisante de Nick est la pire que l’on puisse vivre.
Est-ce que je rentre dans les détails ?… Oui ? Ceux qui ne veulent pas en savoir plus, arrêtez-vous-la !
Nick, drogué par Angie, se réveille après plusieurs jours de semi-coma dans une communauté, limite sectaire, et apprend qu’il se trouve au milieu du désert australien à des centaines de kilomètres de toute ville, sans voiture, sans route et sans ses papiers. Ses « ravisseurs » le laissent libre de ses mouvements et le font travailler à remonter sa propre voiture, et lorsque celle-ci est fin prête… Daddy, le chef, la remet en pièce dans la nuit… On apprend à Nick qu’il va devoir épouser Angie, que toute la communauté l’a à l’œil, que sa vie se finit ici, vivant, mais mort…
Pour la suite, lisez les 292 pages qui vous séparent de du dénouement…

#1 par Alex à 28/12/2009 - 08:15
Citation
Ce bouquin est juste génial (même si sa lecture peut être déconseillée avant toute excursion en Australie, sous peine de revoir ses idées de voyage !).