Le hasard conduit le protagoniste de ce livre dans une vieille salle de cinéma. Le film qui y est projeté est tellement fascinant et si étrange qu’il bouleversera petit à petit sa vie. Fait de coupes a priori aléatoires, d’images superposées, de successions de personnages et de scènes étranges, « Gorge Perforée » n’est pas un film comme les autres.
Attention, Livre spé !!
Voici un roman que David Lynch ne pourrait pas renier tant il est à part. D’après mon expérience personnelle de lecture, c’est un peu un OVNI, un livre que l’on achète sans trop savoir pourquoi. Parce que la couverture est sympa ? Parce que le résumé est attractif ? Parce que les quelques pages lues semblaient intéressantes ? Parce que j’avais un bon feeling général ? Oui, c’est un peu tout ça. Et étant friand, des histoires un peu vampiriques ou de ce genre, le petit résumé de la 4ème de couv’ qui disait « Le cinéma prend vie dans les ténèbres, tout comme les vampires… » m’a de suite séduit.
Alors quitte à en dire trop, ces quelques mots sont à la limites de la publicité mensongère parce qu’il ne s’agit pas du tout, du tout de vampires !! D’où la surprise, la BONNE surprise, de ce livre.
Il s’agit simplement (et si j’ai bien compris…) du pouvoir d’un film sur les spectateurs initiés. Le héros est si bouleversé que sa vie change positivement. Ses rapports humains, professionnels, et surtout sexuels, et c’est là que réside la noirceur de ce livre. Mais chuuut, cette fois je me tais.
Concernant l’écriture, alors là, chapeau bas. Très très peu de dialogues au cours de ces 244 pages. Ca peut peser lourd mais encore une fois l’étrangeté du sujet nous laisse parcourir les pages sans peine. Le style est superbe, les figures de style maniées avec brio et on se demande même comment Tim Lucas peut encore rester si confidentiel.




Voila un des moments difficiles qu’il faut pourtant assumer. Critiquer le cinquième et dernier volume de la chronique des vampires. C’est cruel en deux points :
Après toutes les découvertes sur l’origine des siens, Lestat reprend tranquillement sa vie. Dans ce quatrième volume, totalement indépendant des autres, notre vampire se retrouve face à un adversaire inattendu : un humain, ou presque.
Suite directe du volume précédent, Lestat le vampire est indispensable à la compréhension du premier pour la bonne et simple raison qu’on se rend compte que Lestat de Lioncourt est le seul et unique héros de toute la chronique. Les trois tomes suivants étant des suites indépendantes des histoires du vampire français.
Cinquième roman de Kate Atkinson, La Souris Bleue n’est pas, comme son titre pourrait sembler l’indiquer, un livre pour enfants. Mais alors pas du tout. Case Histories (c’est le nom original du roman) est une histoire policière contemporaine, dont l’action se déroule en Angleterre, plus particulièrement à Cambridge et alentours. Mais Case Histories est avant tout le livre que Stephen King (oui oui, LE Stephen King) a placé en toute première position dans la liste de ses romans préférés de l’année 2005, n’hésitant pas à le qualifier de « meilleur mystère de la décennie ». Rien que ça.

20 ans… il a fallu 20 ans à la France pour découvrir Neal Stephenson, avec la parution de son monument Cryptonomicon en 1999. Fort de son succès, tous ses précédents romans ont pu être alors édité chez nous. Celui qui nous occupe aujourd’hui, Panique à l’université ( The Big U ), son premier livre, est sorti en 1984 : ça fait un bail (Internet et Harry Potter n’existaient pas, vous imaginez ) !
Nick décide de tout plaquer pour partir vivre un rêve au milieu des paysages paradisiaques australiens. À son arrivée, il loue un van et décide de partir au gré du vent. Il oublie cependant de suivre LA loi du pays, éviter de conduire la nuit. Pourquoi ? Pour éviter de finir avec un kangourou encastré dans le pare choc. Cette loi bafouée, la sanction tombe et Nick se retrouve bien malgré lui au milieu de nulle part, une voiture défoncée et un marsupial mort sur les bras. De cette situation naîtra la rencontre avec Angie, une fille made in Australia, robuste et nature que Nick prendra en auto-stop dès que sa voiture sera utilisable… À partir de là, rien n’ira plus pour l’américain du Maine…